Un film américain de Dean Parisot
Avec Jim Carrey
Tea Leoni
et Alec Baldwin
Gaumont - 2006 - 1h30
Réservé
aux "cinéphiles" qui trouvent Jim Carrey drôle.
Évidemment, ça semble surprenant, mais je me suis laissé
dire qu’il en existerait…
Voilà le genre de film qui nécessite un préalable
absolu avant visionnage : être à même de supporter
durablement le "syndrome Jim Carrey". Le "syndrome
Jim Carrey" est une sorte de dégénérescence
de la fonction d’acteur qui consiste à cabotiner outrageusement
à chaque fois que l’on est dans le champ de la caméra.
Impossible de dire simplement "Bonjour" sans accompagner
son propos d’une série de mimiques grimaçantes
sensées incarner une sorte de coolitude humoristique irrésistible…
Autant dire que dès lors qu'il a une phrase complète
à énoncer, c’est tout le corps qui s’anime,
et non plus seulement le visage, pour une gesticulation frénétique
et TOTALEMENT inappropriée qui semble ne devoir s’achever
que si une âme généreuse se décide enfin
à abattre sur place la pauvre victime du phénomène
qui ne peut s’expliquer que par un dysfonctionnement neurologique
grave…
Faute d’avoir lu la notice de Braqueurs amateurs suffisamment
attentivement, je me suis vu dans l’obligation de fréquenter
durablement (une heure et demie) le Jim Carrey du syndrome et de souffrir
le martyre en voyant ce garçon se ridiculiser (une fois de
plus) dans une comédie très moyenne qui s’adresse
manifestement à un public âgé de 12 ans tout au
plus.
On ne s’appesantira donc pas sur les malheurs de ce cadre supérieur
floué par un patron indélicat qui ruine sa multinationale
et laisse ses employés dans la mouise. Faute de retrouver du
boulot, ledit cadre préfère devenir braqueur de banque
que de devoir renoncer à son train de vie. Inepte.
On insistera par contre sur les dangers du syndrome évoqué
plus haut et l’on engagera le lecteur de cette chronique à
lire attentivement les affiches de films et à éviter
soigneusement tout produit (c’est le mot juste) contenant du
Jim Carrey. Il y va de notre santé mentale à tous !