Un film américain de Tom Shadyac
Avec Jim Carrey
Jennifer Aniston
et Morgan Freeman
GBVI - 2003 - 1h41
LE
DIVIN COMEDIEN ?
Une comédie où seul Jim Carrey se surpasse, laissant
derrière lui un scénario trop mièvre pour être
réfléchi
Bruce
Nolan, reporter pour une célèbre chaîne de télévision
de Buffalo, est constamment de mauvaise humeur. Pourtant, il n'a aucune
raison d'avoir cette attitude de grincheux : il est très célèbre
et il est aimé par une très jolie jeune femme, Grace.
Un jour où tout se passe mal pour lui (il s'offre un stupide
accident de voiture et se fait virer de la chaîne), Bruce s'emporte
et se met en colère contre Dieu. Mais il est entendu par l'oreille
divine, qui décide de prendre forme humaine et de descendre
sur Terre. Dieu met au défi le reporter : il lui lègue
les pouvoirs divins pendant une semaine et charge Bruce de faire mieux
que lui. S'il échoue, il peut entraîner l'apocalypse...
Troisième collaboration, troisième comédie…
Tom Shadyac signe ici sa troisième réalisation en compagnie
de Jim Carrey (après Ace Ventura et Menteur menteur) où
la structure de scénario reste immuable : un formidable acteur
doté d’un don irréel pour la comédie dans
des rôles mal taillés, ou plus souvent trop étriqués
pour lui.
Et une fois de plus, Carrey est la clef de voûte de toute l’histoire
de Bruce tout-puissant, tant sur les gags que sur l’interprétation.Jim
Carrey ne passe jamais inaperçu, dans des rôles aussi
variés qu’intéressants (Man on the Moon de Milos
Forman, Fous d’Irène de Peter et Bobby Farrelly, ou encore
The Truman show de Peter Weir…) et nous le démontre une
fois de plus dans Bruce tout-puissant.
Une philosophie de comptoir
Pourtant, malgré l’irrésistible prestation
de Jim, le film reste à la traîne et offre au spectateur
une histoire cousue de fil blanc. La moralité tombe à
la fin comme un couperet mal aiguisé où l’essence
même n’est même pas respectée, car la sitcom
la plus insipide aurait sûrement fait mieux.
Tristement, ce film ne se juge qu’à la qualité
de l’acteur principal qui excelle comme à son habitude,
et non pas dans sa globalité, désespérément
décevante. Et attention, les trois quarts des très bons
gags sont résumés dans la bande-annonce…