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     CiNéMa
 
BYE BYE LOVE

Un film américain de Peyton Reed
Avec Renée Zellweger
Ewan McGregor
et Sarah Paulson

UFD - 2003 - 1h41
BAILLE BAILLE LOVE
À trop vouloir refaire une comédie sentimentale à la mode 60’, Peyton Reed a tourné un film poussif et sans âme dont l’intérêt essentiel se trouve… dans ses décors


Décidément, nos amis américains ont un vieux problème de nostalgie. À force de se gaver de comédies romantiques désuètes, ils finissent par perdre leurs repères et par s’obstiner dans une sorte de régression affective. À la mode, ces temps-ci : les golden-sixties ! Cette époque merveilleuse où tout était rose, où les gens étaient riches, gentils et polis, où tout le monde était heureux !

Après Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, qui avait au moins le mérite d’être inspiré d’une histoire réelle et de ne pas occulter la « vraie vie » de l’époque, voici Bye bye love qui se concentre exclusivement sur les clichés les plus horripilants de la célébration des années 60 version aseptisée.

Une bluette obsolète

Donc, Renée Zellweger, en auteur à succès, aligne son impressionnante collection de costumes plus rose bonbon les uns que les autres. Ewan McGregor en journaliste séducteur cabotine à tour de bras pour bien faire comprendre qu’il est séduisant. Et les comparses de cette bluette obsolète endossent les habits les plus caricaturaux qu’il se puisse imaginer pour bien camper leurs personnages.

On aurait aimé un film léger transposé de ces comédies sentimentales de l’après-guerre dans lesquelles excellaient Doris Day ou Cary Grant. On n’a malheureusement, en guise d’hommage, qu’une machinerie poussive qui a dépensé toute son énergie à copier décor pour décor, costume pour costume et plan pour plan, des modèles d’une autre époque. On a l’impression d’assister à la reconstitution fantasmée d’un passé supposé meilleur. Mais tout ça sent son parc d’attractions à plein nez. Du coup, aucun charme ne se dégage de cette entreprise où même les dialogues sont d’une crétinerie affligeante.

Voilà bien un film auquel il faut effectivement dire bye bye !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Septembre 2003

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