Un film français de Fabien Onteniente
Avec Gérard Lanvin
Mathilde Seigner
Franck Dubosc
Claude Brasseur
Mylène Demongeot
et Antoine Duléry
Pathé Distribution - 2006 - 1h35
Comédie
estivale sans relief ni saveur dont l'humour, comme les personnages
du film, semble parti en vacances. Très loin.
Les films français ont pris un bon départ en 2006 et
font un peu mieux que jeu égal avec les productions américaines.
Le secret ? La comédie populaire (voire TRES populaire) destinée
à fédérer le plus large public autour d'acteurs
connus et sympathiques, dans la joie et la bonne humeur. Du triomphe
des Bronzés
(plus de dix millions de spectateurs !) à la tentative de percée
de Camping, on trouve même une thématique commune alliant
ciel bleu, sable fin… et médiocrité abyssale !
Le nouveau film de Fabien Onteniente (réalisateur de "l'inoubliable"
- mais un peu plus original - 3
zéros) a en effet choisi de carresser ses spectateurs potentiels
dans le sens du poil en entreprenant une sorte d'éloge appuyé
de la beaufitude absolue. A force de considérations oiseuses
et de situations bon enfant où le Pastis est consommé
sans modération, il tente de démontrer que, finalement,
on est aussi bien au Camping des Flots Bleus d'Arcachon que dans n'importe
quel palace de Marbella !
Pourquoi pas après tout, mais à condition que la démonstration
soit plus solide que les trois pauvres gags récurrents qui
servent de fils conducteurs au film : les retraités de Melun
(Claude Brasseur et Mylène Demongeot) qui ne sont pas sur l'emplacement
17 qu'ils louent depuis 35 ans ; le pauvre Patrick (Franck Dubosc)
largué par sa femme lassée de le voir "dragouiller"
à tour de bras (un autre terme - même initiale - aurait
été plus juste) ; le couple de quincaillers de Nantes
(Mathilde Seigner et Antoine Duléry) au bord de la rupture
suite à une avenure extra-conjugale de Monsieur…
Résultat : les retraités finissent par récupérer
leur emplacement, Franck Dubosc récupère un espoir de
réconciliation et la quincaillère pardonne à
son mari volage. Bref, que du bien-pensant et du politiquement correct
pour une comédie inutile dont l'humour culmine avec celui de
Franck Dubosc : au niveau de la mer.