Un film anglais de Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff
Emilia Fox
Stuart Goodwin
Shaun Evans
Gaumont Columbia - 2007 - 1h34
L’affiche
est très sophistiquée. La bande-annonce laisse imaginer
une œuvre presque snob. Cashback n’est rien de tout cela.
Il s’agit juste d’une comédie romantique légère
et joliment futile.
Ben Willis s’ennuie en dernière année des beaux-arts.
Il ne se remet pas de sa séparation violente avec Suzy. Il
en perd le sommeil. Que faire de ces heures d’existence en plus
? Très vite, Ben trouve la solution : il est engagé
dans un supermarché de nuit. Il y découvre d’amusants
oiseaux nocturnes.
Usé par le sommeil, Ben développe un certain art contre
l’ennui. Il parvient à figer le monde ! Et il se consacre
à sa passion : les courbes féminines. Le somnambule
se redécouvre et au hasard d’une caisse enregistreuse,
il rencontre Sharon…
Cashback, réduit à un résumé, cela donne
l’intrigue de n’importe quelle comédie pour adolescents,
tiraillés par leur libido. Ben est un brave étudiant,
paumé qui, au fil de blagues plus ou moins efficaces, va retrouver
l’amour et même un sens à sa vie. Le propos est
limité, mais la mise en scène paraît assez inédite
pour ce genre de comédie.
En effet Sean Ellis, ancien photographe de mode, s’amuse avec
des effets spéciaux ingénieux, des idées plus
ou moins nouvelles et des effets de style contemporains. La réalisation
est léchée, arty et presque prétentieuse.
Il y a un vrai décalage entre la frivolité de l’histoire
et la virtuosité technique. Ça décevra ceux qui
se sont fait avoir par l’affiche, mais cela distraira les indulgents.
Car Sean Ellis commet quelques fautes. Son long-métrage s’inspire
d’un court et cela se ressent. Au bout d’une première
demi-heure délicieusement ouatée, l’intrigue s’allonge
un peu inutilement et quelques scènes sont totalement dispensables.
Reste une agréable comédie anglaise, un peu vaine mais
totalement regardable. Ce qui n’est pas le cas de toutes les
teen movies !