Untitled Document
 

     CiNéMa
 
CATWOMAN

Un film américain de Pitof
Avec Halle Berry
Benjamin Bratt
Sharon Stone
et Lambert Wilson

Warner Bros France - 2004 - 1h44
CHAT VAUT PAS LE COUP !
Un nouveau comic-book porté à l’écran. Seule différence avec ses prédécesseurs : il ne vaut même pas le déplacement…



Patience Philips est une artiste douée, mais maladivement timide, qui se contente d'un modeste emploi de dessinatrice publicitaire au sein du conglomérat Hedare Beauty que dirigent le tyrannique George Hedare et sa femme, le légendaire top model Laurel. Cette société se prépare à lancer LE cosmétique miracle censé procurer aux femmes un visage et un corps à jamais immaculés.

Patience découvre que le produit ne possède aucune de ces vertus, mais est froidement tuée par ses patrons avant d'avoir pu dénoncer l'imposture. Tout n'est pas perdu, cependant, car celle-ci ressuscite sous l'emprise d'une force mystérieuse. Elle se réincarne, magnifiée, en une femme féline, sensuelle, d'une agilité et d'une force surhumaines : Catwoman... Libérée de ses complexes, elle commence par régler quelques comptes et s'offrir certains plaisirs trop longtemps négligés...

Horripilant de nullité

Bien calé au fond du fauteuil de la salle de cinéma, les lumières se tamisent jusqu’à extinction, le projecteur ronronne doucement, les images apparaissent et là, la magie s’opère… Cela aurait pu être comme ça. Pourtant, les renforts de capitaux apportés par les studios de la Warner, des têtes d’affiches à faire pâlir les plus grands réalisateurs et un réalisateur frenchy ayant collaboré sur de grands projets (Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet ou encore Jeanne d’Arc de Luc Besson) n’ont pas permis de relever le défi du "jamais vu".

Ni l’interprétation surjouée de Halle Berry qui, soit dit en passant, ferait mieux de ne pas signer pour la suite, ni Sharon Stone, sur la pente glissante d’une carrière en perte de vitesse, ne peuvent servir de justification suffisante à la médiocrité de ce film. En effet, le scénario semble être écrit par un adolescent pré-pubère et la réalisation, digne du cinéma expérimental, donne la nausée par des mouvements intempestifs de caméra, dénaturant totalement le piètre jeu des acteurs.

Enfin, passer plus d’une heure devant Halle Berry, à la plastique trop parfaite, découvrant ses nouvelles capacités de femme-chat et seulement une demi-heure à essayer de suivre une histoire cousue de fil blanc a un effet soporifique redoutable.

En bref, fuyez brave gens, fuyez la médiocrité !


Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Septembre 2004
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés