Un film français de Christophe Barratier
Avec Gérard Jugnot
François Berléand
et Marie Bunel
Pathé Distribution - 2004 - 1h35
Un
premier film qui s'inscrit dans la veine naturaliste actuelle
du cinéma français : plutôt bien fait, mais
sans risque ni réel intérêt cinématographique.
Dans l'immédiate après-guerre, quelque part dans
le centre de la France, Clément Mathieu (Gérard
Jugnot) prend un poste de pion dans un établissement
scolaire comme il en existait alors. Une pension sévère
pour des enfants un peu perdus, un peu rebelles. Malgré
la dureté de ses jeunes élèves et la poigne
de fer du Directeur (François Berléand), Clément
Mathieu, musicien à ses heures perdues, va transformer
petit à petit ses graines de voyous en choristes de talent.
Librement inspiré d'un "classique" du cinéma
(La cage aux rossignols de Jean Dréville), Les choristes,
premier film de Christophe Barratier, s'inscrit dans la veine
naturaliste, voire "régressiste" d'un certain
cinéma français contemporain. Catégorie
dans laquelle on range, par exemple, les récents Effroyables
jardins de Jean Becker, Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau ou
Monsieur Batignole de et avec Gérard Jugnot (encore lui,
particulièrement à l'aise dans ces évocations).
Le genre de films populaires grâce auxquels on passe un
bon moment, avec des personnages ordinaires auxquels on s'identifie
forcément, dans lesquels on fait défiler les bons
sentiments et une certaine idée de l'humanisme, où
on se laisse aller à une légitime nostalgie pour
un passé révolu où tout semblait plus simple…
et on sort de la salle satisfait de sa soirée tout en
se sentant confusément mal à l'aise d'avoir participé
tranquillement à cette entreprise de gentille régression.