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CONFESSIONS
D'UN HOMME DANGEREUX


Un film américain de George Clooney
Avec Sam Rockwell
Drew Barrymore
George Clooney
Julia Roberts
et Rutger Hauer

TFM Distribution - 2003 - 1h53
Un premier film ambitieux (trop ?) pour George Clooney réalisateur. De bonnes choses, mais aussi de moins bonnes...

Pour son premier film, George Clooney s’est attaqué à un scénario dont personne ne voulait à Hollywood, signé pourtant par Charlie Kauffman (Dans la peau de John Malkovich). Il s’agit d’une adaptation des “mémoires” de Chuck Barris, l’inventeur de la Trash Tv dans les années 60 et 70. Ce coup d’essai du beau George est une réussite en demi-teinte.

Le jeune Chuck Barris possède une personnalité perverse, il est obsédé par le sexe et l’ambition le dévore. Il voit, dans le monde de la télévision des années 60, un moyen de devenir riche et célèbre. Il invente des jeux d’un genre nouveau tels que le Gong Show ou le Dating Game, ancêtre de notre Tournez Manège. C’est son ascension que nous voyons, ses doutes, ses échecs et ses réussites. Rien de bien nouveau dans tout cela, me direz-vous. Cependant la vie de Chuck Barris, toujours d’après ses mémoires, ne s’arrête pas là. En effet, notre présentateur vedette est aussi choisi par la CIA pour devenir un de ses tueurs. Le film oscille entre sa vie sous les projecteurs et son existence cachée d’agent secret.

Autant vous l’avouer tout de suite, à aucun moment je ne suis rentré complètement dans ce film. Tout y est, pourtant. Clooney filme très bien et se permet même quelques plans originaux, les acteurs sont excellents et les thèmes abordés sont nombreux : les débuts de la Trash Tv et l’univers superficiel du showbizz, l’Amérique des années 60 et 70, les relations entre homme et femme, la vie d’un agent secret... Voilà peut-être ce qui cloche, il y a trop de thèmes abordés et aucun n’est véritablement traité.

C’est pas mauvais, non, mais le sentiment que l’on peut ressentir à la fin de la projection est celui que vous laisse un film qui n’a pas assez de consistance. Dommage.


Maxime Maillard
© Jowebzine.com - Juin 2003
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