CONFIDENCE
POUR CONFIDENCE
Un film d’arnaque plutôt bien écrit, bien filmé
et bien interprété. Pas mal de qualités auxquelles
il faut ajouter le casting : Edward Burns, Dustin Hoffman, Andy Garcia
et Rachel Weisz
Le film d’arnaque est devenu un genre en soi. Et comme tous
les genres, il doit respecter quelques règles fondamentales
parmi lesquelles la nécessité absolue de brouiller
suffisamment les pistes pour que le spectateur renonce rapidement
à toute velléité de compréhension anticipée.
Il faut le mener par le bout du nez jusqu’à un ultime
retournement qui le laissera « baba ».
Avec Confidence, James Foley remplit parfaitement
sa mission en mettant en scène une petite bande d’arnaqueurs
talentueux contraints de monter un coup de grande envergure pour
réparer une gaffe : ils ont escroqué, par erreur,
un petit caïd teigneux de Los Angeles et doivent travailler
pour lui pour se faire pardonner. S’ensuivent les embrouilles,
comédies, coup-fourrés et autres faux-semblants de
rigueur qui font se demander : mais bon sang, qui manipule qui ?
Poker menteur
En ficelant parfaitement son scénario,
en filmant avec pas mal de classe et choisissant soigneusement ses
acteurs, James Foley s’en sort honorablement. On est effectivement
surpris à chaque bondissement et on apprécie que face
à Rachel Weisz et Edward Burns, les seconds rôles soient
confiés à un Dustin Hoffman de plus en plus cabot
et à un Andy Garcia méconnaissable derrière
sa courte barbe blanche.
Et même si on sait, dès le début,
qui aura le dernier mot dans ce vaste jeu d’échec (ou
de poker menteur), à chaque instant on se demande bien par
quel tour de passe-passe le perdant va se retrouver gagnant et inversement.
Alors, confidence pour Confidence : allez-y, vous pouvez me faire
confiance…
Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Octobre 2003
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