Un film canadien de Andrzej Sekula
Avec Kari Matchett
Geraint Wyn Davies
et Grace Lynn Kung
Metropolitan Filmexport - 2003 - 1h35
Huit
personnes se réveillent difficilement dans un étrange
lieu : une succession de pièces cubiques. Ils se rendent compte
qu’ils sont captifs sans raison apparente et vont devoir trouver
la sortie. Mais les choses se compliquent rapidement, car les lois
fondamentales de la physique n’ont plus de cohérence,
les forçant à tourner en rond dans des pièces
carrées.
Hallucination collective, machine de guerre ultra secrète ou
dimension parallèle, chacun a son opinion : Kate, la psy, Simon,
le consultant en management, Sasha, l’étudiante aveugle,
Jerry, l’ingénieur en électricité, Mme
Paley, la mathématicienne à la retraite, Julia, l’avocate
et Max, le concepteur de jeux vidéo. Qui sera à même
de comprendre l’hypercube sera délivré de ce lieu
terrifiant.
Formidable, unique et décevant.
Côté scénar’, Cube 2 est toujours à
la pointe de ce qui se fait de mieux dans le domaine de la science-fiction.
Utilisant les connaissances poussées de la physique quantique
et des préceptes de base des mathématiques, l’histoire
reste tout de même abordable par les néophytes en sciences.
L’intérêt des personnages réside aussi dans
leur dimension profonde et maculée d’une empreinte d’irréalisme
malgré tout palpable.
Côté réalisation, le jeu des pièces parallélépipédiques
s’entrelaçant les unes dans les autres est un véritable
miracle de recherche dans l’esthétisme du film de science
fiction, digne héritier du premier opus, les effets spéciaux
en plus. En effet, pour l’anecdote, la rumeur a fait dire au
réalisateur de Cube qu’il s’était construit
un décor et qu’il avait écrit le scénario
par la suite…
Côté film, le spectateur garde finalement un goût
amer dans la bouche, car il sent que le Cube 2 va très vite
devenir un Cube 3, dans la mouvance actuelle des films à gros
budget dont les volets finissent par être tournés ensemble,
tout étant déjà calculé. Cube 2 s’intègre
malgré tout dans la lignée de son prédécesseur,
avec une splendeur irréprochable…
Beauté, réalisme et réflexion, la science-fiction
d’aujourd’hui effleure de très près un style
nouveau, mêlant intrigue policière et esthétisme,
où seule l’imagination est maître à bord…
Bon voyage !