Un film américain de Guy Ritchie
Avec Madonna
Adriano Giannini
et Jeanne Tripplehorn
Columbia Tristar - 2003 - 1h30
UN
TITRE APPROPRIE
Rarement un titre de film aura aussi bien résumé la
situation : lourd et prévisible, rien ne surnage de ce film
ridicule qui dérive inexorablement vers le néant.
Pour leurs vacances, un groupe de gens riches décide de faire
une croisière sur un yacht en Méditerranée, accompagnés
du personnel de bord. Parmi ces gens riches qui ne jurent que par
le capitalisme (avec des théories à 2 francs six sous…)
se trouve Ambre, alias Madonna, qui joue la femme suffisante, aigrie
et enlaidie par son malheur (d'être trop riche?). Sans cesse,
elle attaque verbalement le personnel de bord et plus particulièrement
Giuseppe (Adriano Giannini, LE beau gosse italien par excellence :
heureusement qu'il est là les filles !) : le rapport haine-amour
commence à s'installer entre eux. Giuseppe ne supporte pas
cette femme richissimement dédaigneuse mais ne peut s'empêcher
pour autant de la regarder.
Un après-midi, Ambre se réveillant trop tard, demande
à Giuseppe de mettre le bateau à l'eau pour qu'elle
rejoigne les autres à terre malgré le mauvais temps
qui se lève… La suite est prévisible : ils finissent
par s’échouer sur une île déserte. Dans
ce lieu paradisiaque, forcément, les rôles s'inversent.
Ambre ne sachant pas pêcher se retrouve soumise à Giuseppe
(lui laver son linge, ramasser le bois pour faire du feu…) pour
avoir droit à un petit morceau de poisson. Par vengeance, il
lui fait tout subir (autant dire qu'il la traite comme un chien, à
la limite du ridicule) et forcément, la femme dédaigneuse
qu'était Ambre se révèle être une femme
capable d'amour…
Si vous n'avez jamais lu d'Arlequin, ce film est un bon palliatif
: les dialogues y sont tellement creux que le spectateur finit par
en rire puis par souffler tellement l'histoire est cruche. Alors pitié,
Madonna, ne pars pas une seconde fois à la dérive, reste
dans la chanson. Certes le ridicule ne tue pas, mais il y a des limites.