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SANS NOUVELLES DE DIEU

Un film espagnol
de Agustin Diaz Yanes
Avec Victoria Abril
Penélope Cruz
Fanny Ardant
et Demian Bichir

Vision Distribution - 2003 - 1h55
ET DIEU DANS TOUT CA ?
Scénario original, mode de narration inventif, casting parfait, le deuxième film de Agustin Diaz Yanes est un vrai plaisir de cinéphile lassé des productions calibrées.


Les dirigeants du Ciel sont inquiets : si en Enfer on commence à manquer de place, le nombre d’âmes reçues à l’examen d’entrée du Paradis est quasiment nul. Ils reçoivent pourtant une requête : une mère leur demande de sauver l’âme de son fils, Many Chaves (Demian Bichir), un boxeur au passé turbulent. Ils décident alors d’envoyer sur Terre un de leurs agents les plus doués, Lola (Victoria Abril), qui s’incarne dans la peau de la femme de Many. Mais les services de renseignements de l’Enfer, qui veulent contrer la mission de Lola, envoient sur Terre l’agent Carmen (Penelope Cruz), qui va incarner la petite cousine de Many. Le combat entre le Bien et le Mal peut alors commencer...

En proposant un scénario original et en racontant son histoire avec intelligence et humour, Agustin Diaz Yanes montre que le cinéma peut sortir des stéréotypes habituels et faire preuve d’une saine créativité. Le scénario de Sans nouvelles de Dieu est original, mais surtout, la manière de filmer de ce jeune cinéaste espagnol est pleine de fraîcheur, d’enthousiasme et de trouvailles.

C’est ainsi qu’il alterne les ambiances, les styles et les langues selon que les scènes se passent au Ciel, en Enfer ou sur Terre : noir et blanc et français pour le Ciel ; rougeoiement et anglais pour l’Enfer ; couleur et espagnol pour la Terre. Il nous fait également assister à un Conseil d’Administration du Ciel plutôt tendu ou à l’arrivée en Enfer d’un « contingent » aussitôt classé et réparti dans les différents cercles de pénitence. Mais surtout, il donne à Penelope Cruz un rôle extraordinaire dont on ne dira rien ici, mais qui, pour surprenant qu’il soit, n’en finit pas moins par s’expliquer en fin de film.

Bref, coincé entre un Festival de Cannes décevant et un été qui s’annonce calme, Sans nouvelles de Dieu est une bonne surprise qu’il ne faut pas manquer.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Juin 2003
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