Un film belge de Olivier Van Hoofstadt
Avec Jean-Luc Couchard
Jérémie Rénier
Marion Cotillard
Dominique Pinon
François Damiens
Et Florence Foresti
EuropaCorp Distribution - 2006 - 1h24
Affreux,
bêtes, sales et méchants : le programme du premier film
de Olivier Van Hoofstadt est des plus prometteurs et sa réalisation
tout à fait jubilatoire.
Dikkenek : n. masculin. Belgicisme signifiant littéralement
"gros cou". Grande gueule, frimeur, donneur de leçon
à deux balles et dragueur impénitent.
Ainsi JC Jean-Luc Couchard), parfait spécimen de dikkenek,
plutôt sympathique au demeurant, entreprend d'aider le discret
Steph (Dominique Pinon), son meilleur copain, à rencontrer
enfin le grand amour. Les deux compères croiseront ainsi, au
cours de leurs pérégrinations, une belle brochette de
sales types et d'horribles bonnes femmes qui ne manqueront jamais
de provoquer un rire d'autant plus salvateur qu'il s'exerce au détriment
de spécimens particulièrement peu ragoûtants de
l'espèce humaine.
Dès sa première tentative, Olivier Van Hoofstadt rejoint
le clan des fils indignes du cinéma, ceux pour lesquels il
n'y a ni tabou ni bon goût qui vaille, juste l'irrépressible
besoin de jouer les sales gosses et de faire rire à tout prix.
Albert Dupontel et Jean-Pierre Mocky en France, Benoît Poelvoorde
(époque C'est arrivé près de chez vous) en Belgique…
Ils sont peu nombreux, mais on ne raterait sous aucun prétexte
chacun de leur nouveau "délit".
Dans un casting "gonflé" octroyant les premiers rôles
à d'extraordinaires inconnus (Jean-Luc Couchard et François
Damiens) tandis que nombre d'acteurs français assurent des
seconds rôles savoureux (Jérémie Rénier,
Marion Cotillard, Dominique Pinon, Florence Foresti ou Catherine Jacob),
Dikkenek brouille les cartes et ménage de nouvelles surprises
à chaque scène !
Impossible de résumer intelligiblement la succession d'événements
qui nous permettent de rencontrer plus ou moins longuement une poignée
de gueules incroyables, dans des situations inénarrables et
indignes, dont le mauvais esprit, jamais édulcoré, conserve
tout au long du film sa capacité à nous surprendre et
à nous faire éclater d'un rire salvateur et jubilatoire
! Mais surtout, impossible de rater Dikkenek sous peine de passer
à côté d'un film culte dans sa catégorie
!