Untitled Document
 

     CiNéMa
 
LE DIVORCE

Un film américain de James Ivory
Avec Kate Hudson
Naomi Watts
Thierry Lhermitte
Melvil Poupaud
Romain Duris
et Leslie Caron

UFD - 2003 - 1h55
SEPARATION A L’AMIABLE
Un réalisateur de talent et un casting prestigieux ne suffisent pas toujours à donner un grand film. Le divorce en fait une fois de plus la démonstration.


Réalisateur de talent (James Ivory) et casting de rêve (Melville Poupaud, Naomi Watts, Kate Hudson, Thierry Lhermitte, Jean-Marc Barr, Glenn Close, Leslie Caron…), Le divorce fait partie de ces films que l’on est impatient de découvrir, même si l’affiche un peu ratée nous met rapidement la puce à l’oreille.

Pourtant, tout commence plutôt bien avec cette histoire de couple franco-américain en crise (je ne parle pas de Chirac/Bush) : Isabel (Naomi Watts) rejoint à Paris sa sœur Roxeanne (Kate Hudson), enceinte de son deuxième enfant avec Charles-Henri (Melville Poupaud)… qui choisit ce moment précis pour la quitter ! Roxeanne refuse le divorce, Isabel s’éprend d’Edgar (Thierry Lhermitte), l’oncle de Charles-Henri, Roxeanne rencontre un avocat séduisant (Jean-Marc Barr), etc.

Un scénario mal ficelé

Vous l’aurez compris, on est en plein marivaudage et l’on sourit beaucoup aux perpétuelles confrontations culturelles entre deux mondes aussi différents que ceux de nos deux américaines de charme et de leur belle famille française. Toujours discrète et subtile, cette manière qu’a James Ivory d’épingler nos travers ou nos manies est tout à fait réjouissante.

Malheureusement ce thème n’a pas semblé suffire au réalisateur pour faire son film. Mais l’introduction dans cette histoire plaisante d’une controverse sur l’origine d’un tableau de maître et l’irruption d’un mari jaloux et psychopathe ne font que contribuer à brouiller les pistes d’une narration déjà peu sûre. On a donc rapidement l’impression que James Ivory navigue à vue dans un scénario mal ficelé qui se termine « miraculeusement » par une péripétie on ne peut moins crédible.

Conséquence inéluctable : quand les lumières se rallument dans la salle, le divorce est consommé entre les spectateurs et le réalisateur.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Octobre 2003

Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés