Un film français de Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel
Claude Perron
Nicolas Marie
et Hélène Vincent
UGC Distribution - 2006 - 1h28
Un
SDF récupère un uniforme de police suite au suicide
de son propriétaire. Freiné dans son honnêteté,
Roland décide de l’utiliser comme passeport pour la cantine
du commissariat. Puis son rapport aux forces de l’ordre et les
réactions produites par l’uniforme le motivent à
devenir le justicier des âmes perdues. Il s’éprend
ainsi d’une paumée, Marie, et se met en tête de
l’aider à récupérer sa fille, enlevée
par ses grands-parents. Pour cela, il s’entoure de "laissés
pour compte" et s’attaque, à tort, à un homme
puissant et corrompu, à la tête d’un empire industriel.
Moins trash que Bernie, les ingrédients de la comédie
déjantée sont pourtant toujours mis au service de la
critique politico-sociale. Albert Dupontel parle de "cartoon
social" et reconnaît l'influence de Tex Avery, mais on
peut regretter cependant que ses gags ne soient pas aussi fins. Il
est vrai que Enfermés dehors est une jolie fable colorée
et animée, mais tout est tellement poussé à l’excès
- trop coloré, trop animé, trop bruyant, trop farfelu
- que ça finit par en être lassant… et au bout
de dix minutes on pense déjà à s’enfermer
chez soi, dans le noir et surtout dans le calme absolu. Autre bémol
(indépendant du film lui-même) : comme trop souvent,
la bande-annonce montre la quasi-totalité des gags.
Mais il faut tout de même rendre hommage à Albert Dupontel
pour l’originalité du scénario (idée de
"vengeance du monde extérieur") et des effets spéciaux
(publicités), ainsi que pour la réalisation des cascades
qu’il a lui-même effectuées.