Un film anglais de Peter Howitt
Avec Rowan Atkinson
Natalie Imbruglia
et John Malkovich
Mars Distribution - 2003 - 1h30
GOD
SAVE THE BEAN
Une parodie plutôt réussie des films d'espionnages dont
le cinéma est friand
Jusqu’à présent, l’agent secret le moins
secret de Sa Majesté s’appelait Bond, était numéroté
007 et faisait la fierté des services de renseignement Britanniques.
Il a désormais un cousin (très) éloigné
nommé English, Johnny English et numéroté 00…
0 ! Johnny English (le film*) est donc une nième parodie du
film d’espionnage de référence, mais présente
deux atouts décisifs : Rowan Atkinson dans le rôle titre
et les scénaristes du "vrai" James Bond à
l’écriture (Le monde ne suffit pas et meurs un autre
jour).
Dans cette comédie so british (cf. le titre), notre agent très
spécial est donc confronté au pire cauchemar de tout
citoyen grand-breton qui se respecte : le vol des joyaux de la couronne…
par un français ! L’occasion est donc belle pour Peter
Howitt d’épingler ces maudits frenchies dont le chef
se nomme Pascal Sauvage (sic) et est interprété par…
John Malkovitch ! Reconnaissons toutefois que l’autodérision
fonctionne aussi très bien et que les travers Anglais sont
également copieusement soulignés.
En évitant soigneusement d’abuser des grimaces beanesques
et en ne lésinant pas sur les moyens, Johnny English déclenche
une belle et honorable hilarité largement imputable à
l’incomparable Atkinson… à condition, bien sûr,
de ne pas être allergique à ses mimiques ahuries. Et,
pour couronner le tout (joke !), on notera la présence agréablement
décorative de la pulpeuse chanteuse Natalie "Torn"
Imbruglia en Johnny English girl de charme.
* Les publivores se rappellent sans doute qu’avant d’être
le "héros" d’un long métrage, Johnny
English, créé en 1992 par Rowan Atkinson lui-même,
a été le personnage récurrent d’une série
de spots publicitaires vantant jusqu’en 1997, outre-manche,
les mérites d’une carte de crédit que nous ne
nommerons pas ici…