Un film américain de Andrew Fleming
Avec Michael Douglas
Albert Brooks
et Robin Tunney
Quinta Communications - 2004 - 1h37
DROLE
MAIS PAS TROP
Entre les impératifs de mission et le mariage de son
fils, Steve doit faire face à une série d’embûches,
accompagné d’un podologue casanier qui se révèle
être le beau-père de son fils…
Lorsque les deux futurs beaux-pères, Steve Tobias et
Jerry Peyser, se rencontrent pour la première fois en
vue du mariage de leurs enfants, le moins qu'on puisse dire
c'est que leur relation démarre sur les chapeaux de roues.
Jerry Peyser est un podologue, d'un naturel doux, dont le quotidien
est réglé de façon à éliminer
toute source de stress, tandis que l'intrépide agent
de la CIA, Steve Tobias, fonce dans la vie comme un missile
thermoguidé. Il passe l'essentiel de son temps à
éviter les balles, à voler des jets privés
et à négocier avec des trafiquants d'armes. Sa
vie mouvementée a conduit son ex-femme, Judy, dans un
ashram pour rechercher la paix et ses relations avec son fils,
Mark, sont on ne peut plus tendues. Jerry se retrouve bientôt
propulsé dans le sillage chaotique de Steve et se voit
entraîné à notre corps défendant
dans une série d'aventures périlleuses...
Douceâtre et insipide
Très mal positionnée, cette réalisation
ne peut être considérée totalement comme
un film d’espionnage, ni comme une comédie…
En effet, l’intrigue est trop facilement bouclée,
cousue de fil blanc et ne recelant aucune surprise ni retournement
de situation. De même, les aspects de comédie ont
été largement bâclés, où seul
le personnage de Michael Douglas est "drôle"
par moments, sans pour autant transcender le film dans des sphères
d’humour irrésistible. Dans cette lignée,
la réalisation ne peut se révéler autrement
que sans grand défaut, mais sans touche particulière,
ce qui lui ôte toute saveur.
Cependant, s'il n'est pas rare qu’un film ne nous apporte
rien (si ce n’est le divertissement, ce qui est d’ailleurs
la fonction première du cinéma), mais ce film
est d’une inutilité déconcertante : incapable
d’en dire plus sur le sujet, j’ai l’impression
que Espion mais pas trop ! est un catalyseur de l’angoisse
de la page blanche...
En bref, les spectateurs ne sont pas dupes : un film entre deux
chaises, sans un quelconque intérêt, une distribution
décevante et une histoire tièdement fade n’ont
jamais emballé des foules…