Untitled Document
 

     CiNéMa
 
FAUTEUILS D’ORCHESTRE

Un film français de Danièle Thompson
Avec Cécile de France
Valérie Lemercier
Albert Dupontel
Claude Brasseur
Christopher Thompson
Dani
et Suzanne Flon

Mars Distribution - 2006 - 1h46
Le 17. Ce jour là, dans un tout petit périmètre situé au bout de la luxueuse avenue Montaigne à Paris, sous les yeux candides d’une petite provinciale fraîchement employée au café du coin, plusieurs destins tourmentés vont tourner-virer simultanément. On appelle ça un scénario "choral" et on pense sans détour au maître du genre, Claude Lelouch, avec ses hasards qui se font et se défont, ses rires, ses larmes, son humanité, ses tranches de vie et ses allégories…

Bref, le 17 c’est la première d’une pièce de Feydeau à la Comédie des Champs Elysées. C’est aussi la vente de la collection Grunberg, juste à côté. Et puis un concert de gala au jouxtant Théâtre des Champs-Elysées. Accessoirement, c’est également le pot de départ en retraite de la concierge du théâtre en question. Des événements qui se préparent, mais surtout des gens autour, qui se croisent, s’entrecroisent et se décroisent au Café des Théâtres, sous le regard naïf et pur de la petite serveuse à peine débarquée de son Mâcon natal.

Jessica (Cécile de France), confiante, insouciante et curieuse va servir de "fille conducteur" aux souvenirs de son ancienne dame pipi du Ritz de grand mère (Suzanne Flon dont ce fut le dernier rôle et à qui le film est dédicacé), aux états d’âme d’une actrice surmenée, frustrée autant qu’exaltée (exceptionnelle Lemercier), au besoin d’air d’un pianiste virtuose en proie aux doutes (Dupontel, très bon), au dépouillement volontaire d’un collectionneur d’art touché par la maladie (Brasseur, très Brasseur), à la recherche d’authentique du fils brouillé du collectionneur (Thompson), aux anecdotes sur les artistes d’une gardienne de loges (Dani en rouquine)… De "fille conducteur" puis - comme de bien entendu - de révélateur...

Une comédie sympathique, aux mains d’une kyrielle d’acteurs en pleine forme, qui se laisse regarder gentiment du coin d’un strapontin.


Roland Caduf
© Jowebzine.com - Février 2006
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés