Un film français de Pierre Jolivet
Avec Sandrine Kiberlain
Sylvie Testud
François Berléand
Roschdy Zem
et Vincent Lindon
Bac Distribution - 2003 - 1h25
LES
DEUX GRACES
Sandrine Kiberlain et Sylvie Testud : un duo comique particulièrement
agréable pour une comédie légère que l’on
espère retrouver un jour ou l’autre pour de nouvelles
aventures.
L’une est magistrate et un peu coincée (Sandrine Kiberlain)
; l’autre sort de prison et est plutôt délurée
(Sylvie Testud). Si elles avaient quelque chance de se rencontrer
(la juge fait libérer la voleuse), elles n’en avaient
aucune de sympathiser. Ça commence d’ailleurs assez mal
quand Tina (la voleuse) se présente au domicile de Carole (la
juge) pour la remercier poliment de sa mansuétude. Ça
continue cahin-caha quand la voleuse s’incruste un peu chez
la juge pour passer la nuit, mais ça s’arrange assez
vite grâce à une théorie toute féminine
sur la fonction sociale de la chaussure.
En moins d’une heure trente, Pierre Jolivet que l’on avait
connu moins inspiré avec Le
frère du guerrier, son précédent
film, créé de toutes pièces un duo complice et
comique des plus agréables. Sandrine Kiberlain s’en donne
à cœur joie dans son rôle de bobo progressivement
décoincée et Sylvie Testud, plus habituée des
rôles tragiques, nous livre une nouvelle facette de son talent
et de sa personnalité.
Au fil de deux enquêtes menées par Mme la juge, les deux
complices vont donner leur pleine mesure pour notre plus grand plaisir.
Et c’est avec regret que l’on doit les abandonner à
la fin du film ; on aurait bien fait encore un bout de chemin avec
elles. Allez, un bon geste, Monsieur Jolivet : Filles uniques d’accord,
mais pas film unique…