Untitled Document
 

     CiNéMa
 
THE FOUNTAIN

Un film américain de Darren Aronofsky
Avec Hugh Jackman
Rachel Weisz
Ellen Burstyn
et Mark Margolis

TFM - 2006 - 1h36
Trip métaphysique ou bouillie new age? The Fountain possède une réelle et agréable complexité et pose de grandes interrogations... sur la valeur même du film.


2001, la suite! Le projet du cinéaste Darren Aronofsky est immense. Penser un film sur l'éternité. Très vite, l'idée prend différentes formes: réflexion sur le temps, éloge de l'amour, acceptation de la mort... en vrac, le film brasse des thèmes comme la maladie, la connaissance ou la nature.

Il promet le film à Brad Pitt qui se désiste et qui part avec les producteurs. Avec un budget serré, Aronofsky se lance tout de même dans l'aventure et défend une oeuvre ambitieuse. Pour brasser tant de concepts, le film se situe sur trois époques. En 1500, un conquistador affronte des Mayas pour découvrir l'arbre de vie, la célèbre fontaine de jouvence.

En 2006, un scientifique s'obstine à découvrir le remède pour sauver sa femme d'une maladie. Enfin, en 2500, un homme voyage vers une nébuleuse. Ces étoiles sont au centre des trois histoires.

Compliqué, The Fountain l'est assurément. Le culot du cinéaste fait plaisir à voir. L'auteur de Requiem for a dream lorgne clairement du coté de 2001 l'Odyssée de l'Espace, l'ovni le plus acclamé de Stanley Kubrick.

Patchwork temporel, images stylisées, musique omniprésente, Aronofsky partage de nombreuses qualités avec le maître et ce n'est pas rien. La vraie différence se fait dans la narration: les trois époques s'entrecroisent et se répondent. Le film devient un grand huit philosophique, faisant d'étonnantes boucles avec des questions existentielles.

Cela peut être excitant. Cela peut être aussi laborieux. S'il faut résumer le film, The fountain raconte simplement comment un type ne peut se faire à l'idée de la mort de l'être aimé. Tout le reste peut s'apparenter à des effets de style prétentieux. Brillant, The fountain n'est peut-être pas un film sincère. Son côté nébuleux, au propre comme au figuré, laisser traîner une vilaine sensation d'esbrouffe.

Alors que penser du dernier Aronofsky? Il faut laisser le temps faire son œuvre. Voir quelles images subsisteront. En espérant que le souvenir ne s'arrête pas à l'idée d'un nanar céleste.


Pierre Loosdregt
© Jowebzine.com - Décembre 2006
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés