Un film américain de Peter Hewitt
Avec Breckin Meyer
Jennifer Love Hewitt
et la voix de Cauet (version française)
ou la voix de Bill Murray (version originale)
UFD - 2004 - 1h20
Un
nouveau personnage de bande dessinée passe à la
postérité du grand écran dans une production
honorable si l'on se concentre sur Garfield lui-même.
Des librairies aux salles obscures, le chemin est désormais
familier à ceux qui fréquentent les deux endroits
! Rassurez-vous, on vous fera grâce, ici, de l'énumération
fastidieuse des héros de papier qui sont devenus icônes
pour grand écran et nous concentrerons notre propos sur
le dernier avatar en date de cette interminable "saga"
: l'intronisation hollywoodienne de Garfield, l'irascible chat
roux créé il y a 25 ans par Jim Davis.
Et avouons-le sans fausse honte, si l'on renonce au jeu puéril
des 7 erreurs qui poussent certains "intégristes"
à pointer scrupuleusement les moindres différences
entre le film et la bande dessinée, Garfield, le film
est plutôt une bonne surprise.
A condition toutefois de faire totalement abstraction des grosses
ficelles de l'histoire et de l'outrance (ou la transparence,
il n'y a pas de juste milieu) de l'interprétation des
acteurs perdus dans cette production qui aurait peut-être
gagné à être "tout image de synthèse"…
On sourit pourtant souvent et on rit même quelquefois
franchement aux mimiques et aux réparties fulgurantes
du gros matou sans-gêne qui saura mettre de côté
son égoïsme viscéral pour sauver Odie, le
chien intrus qui a failli lui piquer sa place dans le cœur
(et sur le fauteuil) de son maître. Vantardise, gourmandise,
fainéantise… tous les travers de Garfield sont
exploités sans réserve et font mouche grâce,
notamment, à une animation efficace qui masque les défauts
d'un film largement supérieur aux entreprises équivalentes
présentées ces derniers mois (Scooby-doo,
Les
Looney Tunes contre-attaquent, etc.)…