Un film américain de Jon Turteltaub
Avec Nicolas Cage
Diane Kruger
Sean Bean
Jon Voight
et Harvey Keitel
Buena Vista International - 2004 - 2h10
Benjamin
Gates (alias Nicolas Cage) est un nouveau venu tout à
fait honorable dans le cercle très fermé des archéologues-aventuriers.
Bienvenue au club, Ben !
Cessons de pleurnicher inutilement : Indiana Jones est en semi-retraite
et son retour aux affaires (presque) aussi hypothétique
que la reformation des Beatles. Quant à Lara Croft, fut-elle
dotée de la plastique (vous avez dit plastique ?) irréprochable
d'Angelina Jolie, elle n'est guère plus crédible
dans ses tenues moulantes de baroudeuse sexy que Vincent Mc
Doom déguisé en paysan breton ! Il n'était
donc pas honteux de chercher un éventuel archéologue-aventurier
remplaçant, au premier rang desquels se présente
aujourd'hui un Benjamin Gates de fort belle allure si l'on en
croit le film de Jon Turteltaub.
Premier bon point : c'est Nicolas Cage qui endosse la panoplie
du héros sans peur et sans reproche. Deuxième
bon point : Diane Kruger nous régale de sa blonde présence
d'un bout à l'autre du film. Il ne reste plus alors au
spectateur qu'à s'enfoncer dans son fauteuil pour plus
de deux heurs de douce régression mentale : le noir se
fait, le "petit frère" de Harrison Ford peut
prendre la relève et nous embarquer à la recherche
du trésor des Templiers !
Vous l'aurez compris, il ne sera pas question ici de bouder
son plaisir ni d'évaluer au microscope les mérites
comparés du modèle et de son successeur. Benjamin
Gates existe bel et bien et le premier épisode de ses
aventures est tout à fait probant. D'autant que Le réalisateur,
les scénaristes et le producteur ont bien pris garde
de ne pas copier Indiana Jones pour mieux asseoir la personnalité
de leur héros. Plus contemporain et plus urbain (plus
américain aussi), Benjamin Gates ne quittera quasiment
pas le sol des Etats-Unis tout au long de sa quête, revisitant
par la même occasion sa courte histoire (des Etats-Unis)
et ses héros emblématiques.
Mais foin d'ergotages mesquins, ce film est, dans son genre,
une totale réussite qui mêle mystères ésotériques,
trésor fabuleux, course poursuite entre les gentils et
les méchants, bagarres homériques, cambriolages
spectaculaires et bonne humeur permanente. Le tout sans sacrifier
à une réelle cohérence d'ensemble et sans
jamais viser plus bas que la ceinture. Bref, une conclusion
s'impose : (si) Indiana Jones est mort, vive Benjamin Gates
!