Un film américain d'Allen Coulter
Avec Adrian Brody
Diane Lane
Ben Affleck
et Robin Tunney
Miramax - 2007 - 2h06
Après
Le Dahlia Noir, place
aux collants bleus. Hollywood attire des jolis papillons qui se brûlent
les ailes. Même pendant l'âge d'or du cinéma américain.
Comme le film de De Palma, Hollywoodland s'empare maladroitement de
cette tentative de démythification.
Un acteur se suicide après une soirée entre amis. Les
enfants américains sont sous le choc: il s'agit de George Reeves,
l'interprète du Man of steel, Superman, dans une série
au rabais. La mère du comédien charge un détective
privé de faire toute la lumière sur cette mort qui arrange
quelques puissant de la cité des anges.
La reconstitution est clinquante: les vieilles voitures sont bien
cirées. Los Angeles possède de beaux vestiges des années
50. Les femmes sont diablement sexy dans leurs étroits tailleurs.
Les hommes ont de beaux costards tout raides. Hollywoodland dégage
un charme rétro indéniable.
Le film respecte les conventions du polar noir à l'ancienne.
Les intrigues sont à double fond; les apparences, trompeuses
et les femmes, fatales. Comme chez Ellroy, Los Angeles est un piège
intraîtable pour les plus faibles. Il est souvent tendu par
les plus forts.
Le propose n'est pas nouveau mais pas inintéressant. Hélas
le rythme ne suit pas. Issu de la télévision, Allen
Coulter n'est pas à l'aise avec le format long métrage.
Il s'attarde trop sur les personnages et pas assez sur la narration.
C'est mou comme le ventre d'un producteur véreux
machouillant son cigare.
Si Hollywood représente l'industrie du rêve, Hollywoodland
propose une belle séance de sommeil.