Un film américain de Ang Lee
Avec Eric Bana
Jennifer Connelly
et Nick Nolte
UIP - 2003 - 2h20
Même
sous la baguette de Ang Lee, cette adaptation (une de plus) d'un comics
américain reste poussive.
Au cours d'une opération scientifique qui a mal tourné,
le docteur Bruce Banner est exposé à une surdose de
radiations nucléaires. Miraculeusement indemne, il sort néanmoins
affecté de cette douloureuse expérience et développe
le pouvoir de se transformer en Hulk, un monstre vert à la
force surhumaine et à la rage incontrôlable. Cette créature
ne se manifeste que lorsqu’il est soumis à une intense
émotion.
A l’écart de la société, le docteur Banner
est obligé de se cacher pour ne pas faire subir aux autres
sa métamorphose. Le général Ross, le père
de Betty, l'ex-petite amie de Bruce, est chargé de stopper
le monstre par tous les moyens. Glenn Talbot, rival scientifique de
Banner, est également sur les traces de Hulk. Lorsque Betty
découvre que la créature a un rapport avec les recherches
du père de Bruce, elle devient la seule à pouvoir comprendre
ce qu'est Hulk...
Après la période des séries TV poussiéreuses
des années 70 remises au goût du jour en les portant
sur grand écran, le cinéma se jette à corps perdu
dans la reprise des comics. Célèbres BD (et non manga
!) de nos jeunes années, racontant avec brio les trépidantes
vies de super héros.
Si Hulk a eu de la chance, c’est bien d’avoir fait une
belle carrière sur le petit écran avant de se transformer
en long-métrage, grâce à la baguette magique d’Ang
Lee.
Si, techniquement, les effets spéciaux ont été
réalisés dans l’esprit BD – parfaits sans
être invisibles, laissant donc l’empreinte de la bande
dessinée plutôt que l’art cinématographique
– le scénario respecte bien les sources de la naissance
de Hulk et de ses pouvoirs.
Ainsi, les néophytes y verront une grosse production américaine,
avec son lot d’action, d’explosions (bien que, une fois
n’est pas coutume, les voitures accidentées n’explosent
pas tout le temps !), de larmes et d’émotion. Les puristes,
quant à eux, y trouveront leur compte malgré l’éternel
regret de voir porté à l’écran ce qu’un
gosse imagine sous sa couette en lisant ses comics…
Toutefois, un bémol : le rythme du film, certes imposé
par le scénario original, est pesant car les deux heures vingt
passées devant l’écran paraissent durer beaucoup
plus longtemps, tant les scènes ont parfois du mal à
s’enchaîner avec fluidité…
Hulk a beau casser des murs entiers, des voitures et des hélicoptères,
fondamentalement, il ne casse pas des briques…