Un film français de Diane Kurys
Avec Sophie Marceau
Charles Berling
et Vincent Perez
Pathé - 2003 - 1h42
JE
PARS !
Une comédie bourgeoise et franchouillarde qui ne vaut que par
la présence de Sophie Marceau au sommet de son charme et de
sa séduction.
Il y a deux (et seulement deux) bonnes excuses
pour aller voir Je reste !, le nouveau film de Diane Kurys.
La première est d’être un adepte fervent de la
comédie de mœurs bourgeoise et franchouillarde millésimée
70’s. Pas de vague, pas de faute de goût ni de mauvais
esprit chez Diane Kurys. On évolue dans une confortable opulence
entre vaste appartement dans le XVIIe, maison de campagne en Vallée
de Chevreuse, 4X4 Mercedes et école privée en bordure
de Parc Monceau. On installe dans le décor un mari odieux,
cadre supérieur (et arriviste) dans une entreprise de BTP (Vincent
Pérez), une jolie épouse oisive et délaissée
(Sophie Marceau) et un amant bohème tombé du ciel (Charles
Berling). On laisse ces trois-là se dépatouiller de
la situation en introduisant une touche d’originalité
(?) – le mari et l’amant finissent par sympathiser –
et on rame un peu pour trouver une fin qui s’avère…
totalement ridicule !
Les yeux de Sophie Marceau
La deuxième excuse est d’être amoureux
de Sophie Marceau. À l’approche de la quarantaine, notre
Sophie nationale, à la une de tous les magazines (et dans ce
film), rayonne totalement. Non que son talent d’actrice soit
particulièrement impressionnant, loin s’en faut, mais
sa présence et son charme sont à leur sommet. Elle conserve,
dans sa maturité, cette moue enfantine irrésistible
qui continue à nous envoûter. Alors on se déconnecte
d’une histoire sans intérêt et on regarde. On regarde
Sophie Marceau rire, pleurer, bouder, parler, se taire, marcher, manger,
dormir… Stop !
En y réfléchissant bien, il y a tout de même une
troisième bonne excuse pour subir Je reste ! : être chroniqueur
de Jowebzine.com ! Mais en toute honnêteté, j’en
connais, que je ne dénoncerai pas, qui peuvent se prévaloir
au moins deux excuses sur les trois…