Un film américain de Kathryn Bigelow
Avec Harrison Ford
et Liam Neeson
UIP - 2002 - 2h18
Au
cours de la guerre froide, les États-Unis et l'URSS ont cherché
à développer des moyens militaires de plus en plus performants.
En 1961, l'armée soviétique sort de ses chantiers navals
un sous-marin nucléaire nommé K-19. À son bord,
le capitaine Mikhaïl Polenin (Liam Neeson) se trouve confronté
à la nomination par les autorités d'un nouveau commandant,
Alexei Vostrikov (Harrison Ford). Polenin, devenu le second du navire,
reste, malgré tout, le chef incontesté de l'équipage,
mais son caractère et son rang l'opposent radicalement à
Vostrikov, orgueilleux et autoritaire. En mission dans lAtlantique,
le sous-marin est confronté à une fuite de son réacteur
nucléaire. Catastrophe : si le sous-marin explose, les Américains
pourraient interpréter laccident comme une attaque de
l'Union soviétique.
Tragique histoire, sur fond de guerre froide, dambition politique
et de mortels devoirs, il peut paraître étonnant de trouver
K-19 émouvant. Mais, dans cette période difficile, les
soldats se préparaient à un conflit des plus terrifiants
: cette peur est sur le visage de chacun des acteurs, des irréductibles
combattants communistes aux simples appelés du contingent.
K-19 un film qui ne peut pas plaire à tout le monde. Les passionnés
de films de guerre seront déçus du manque daction
et les amateurs dintrigues géopolitiques internationales
seront déçus par l'aspect "huis clos" du film.
Par contre, ce film donne à réfléchir, par son
scénario issu dun fait réel, sur le devoir des
soldats envers leur patrie, sur la charge dun commandant de
sous-marin, sur la tension qui existait entre le bloc soviétique
et les États-Unis à cette époque pas si lointaine.
K-19 rend, à sa manière, hommage aux soldats soviétiques,
et plus particulièrement aux héros qui se sont sacrifiés
pour entrer la chambre de combustion du réacteur nucléaire
du sous-marin, mortellement irradiés, non pas pour la gloire
du communisme, mais pour leur famille : léquipage.
Inutile de comparer ce film avec la référence, A la
poursuite dOctobre Rouge, car, malgré lexcellence
de ce dernier, K-19 ne parle que de relations humaines dans une situation
catastrophique, sans classer les Russes chez les méchants et
les Américains chez les gentils...