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l'attendait avec impatience, il est encore plus époustouflant
que prévu ! Alors, toutes affaires cessantes, précipitez-vous
en salle pour découvrir le nouveau Tarantino.
Enorme. Magistral. Vive Tarantino ! Quentin Président
!! Pour Kill Bill, hip hip hip… !? Oh pardon, chers
lecteurs, on vous a peut-être habitués à
plus de retenue. Voilà, voilà, on se calme.
Commençons donc par le commencement, avec toute la
sobriété que requiert une entrée en matière.
Kill Bill - Volume 1 vient à peine de sortir et, c’est
déjà certain, il va fracasser le box office
(petite hyperbole qui ne mange pas de pain, j’ai pas
pu m’en empêcher). L’histoire : une jeune
femme ayant miraculeusement échappé à
la mort recherche, plus de 4 ans après, les membres
du gang qui ont voulu l’éliminer. Les "Vipères
Assassines" - c’est leur nom - dont elle faisait
également partie jadis, ont pour chef Bill. Tuer Bill,
voici donc son but ultime. Cette soif de vengeance la conduit
des Etats-Unis au Japon, et ce n’est pas un hasard.
Quel autre pays en effet pouvait servir de plus beau théâtre
à un film de kung fu tel qu’on n’en a jamais
vu ? Et oui, la clef de voûte du nouveau Tarantino se
trouve dans cet art martial légendaire, et c’est
un hommage inédit qui lui est rendu cette fois : du
combat spectaculaire, mais aussi extrêmement esthétique,
que l’on trouverait presque "zen", n’eût
été le tranchant des sabres qui est décidément
bien efficace…
Mais c’est avant tout à un kung fu débridé
que nous assistons, parsemé de clins d’œil,
truffé d’humour, farci de scènes inattendues
et "rafraîchissantes". La musique est tarantinesque
au-delà de nos espérances : on s’attendrait
presque à voir Uma Thurman repartir dans la danse déjantée
de Pulp Fiction, sauf que cette fois le rythme survolté
est au service d’une sorte de salsa époustouflante
pour membres sectionnés. Et au risque de passer pour
la sado-sanguinaire de service, je le dis : c’est un
régal ! Par la même occasion, sous nos yeux ébahis,
Uma-la-blonde dans son survet’ jaune qui lui sied à
ravir, nous livre une démonstration de danse du sabre
insoupçonnable, qui laisserait pantois l’ami
Bruce Lee.
Des hommages aux dessins animés japonais et aux yakuzas
viennent compléter le feu d’artifice et, avec
un scénario si bien ficelé, les acteurs n’avaient
d’autre choix que d’être brillants. Ce qu’ils
sont.
Et ce n’est qu’au moment du générique
final que l’on se souvient soudain, non sans soulagement,
de l’existence d’un Volume 2 à venir. Et
de se réjouir à l’avance de ce futur bonheur.
A propos, message personnel à la tête de linotte
du rang voisin, qui pendant cet instant précédent
la sortie de salle, s’est permise de traiter la musique,
lisez bien, de "kitch". Si Madame Cruche se reconnaît,
je l’attends à minuit de la prochaine pleine
lune, dans le jardin japonais de notre ville rose, pour lui
faire manger sa langue en sushi. Au moins elle nous épargnera
ses commentaires stériles pour la deuxième partie.
Les autres, vous devriez déjà être en
train de faire la queue pour la prochaine séance de
Kill Bill. Pendant ce temps, je vais entamer mon compte à
rebours jusqu’au printemps 2004.
Fabienne Simon-Jean
© Jowebzine.com - Décembre 2003
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