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     CiNéMa
 
KILL BILL - VOLUME 1

Un film américain de Quentin Tarantino
Avec Uma Thurman
David Carradine
Darryl Hannah
Lucy Liu
et Samuel L. Jackson

TFM - 2003 - 1h52

On l'attendait avec impatience, il est encore plus époustouflant que prévu ! Alors, toutes affaires cessantes, précipitez-vous en salle pour découvrir le nouveau Tarantino.


Enorme. Magistral. Vive Tarantino ! Quentin Président !! Pour Kill Bill, hip hip hip… !? Oh pardon, chers lecteurs, on vous a peut-être habitués à plus de retenue. Voilà, voilà, on se calme. Commençons donc par le commencement, avec toute la sobriété que requiert une entrée en matière.

Kill Bill - Volume 1 vient à peine de sortir et, c’est déjà certain, il va fracasser le box office (petite hyperbole qui ne mange pas de pain, j’ai pas pu m’en empêcher). L’histoire : une jeune femme ayant miraculeusement échappé à la mort recherche, plus de 4 ans après, les membres du gang qui ont voulu l’éliminer. Les "Vipères Assassines" - c’est leur nom - dont elle faisait également partie jadis, ont pour chef Bill. Tuer Bill, voici donc son but ultime. Cette soif de vengeance la conduit des Etats-Unis au Japon, et ce n’est pas un hasard. Quel autre pays en effet pouvait servir de plus beau théâtre à un film de kung fu tel qu’on n’en a jamais vu ? Et oui, la clef de voûte du nouveau Tarantino se trouve dans cet art martial légendaire, et c’est un hommage inédit qui lui est rendu cette fois : du combat spectaculaire, mais aussi extrêmement esthétique, que l’on trouverait presque "zen", n’eût été le tranchant des sabres qui est décidément bien efficace…

Mais c’est avant tout à un kung fu débridé que nous assistons, parsemé de clins d’œil, truffé d’humour, farci de scènes inattendues et "rafraîchissantes". La musique est tarantinesque au-delà de nos espérances : on s’attendrait presque à voir Uma Thurman repartir dans la danse déjantée de Pulp Fiction, sauf que cette fois le rythme survolté est au service d’une sorte de salsa époustouflante pour membres sectionnés. Et au risque de passer pour la sado-sanguinaire de service, je le dis : c’est un régal ! Par la même occasion, sous nos yeux ébahis, Uma-la-blonde dans son survet’ jaune qui lui sied à ravir, nous livre une démonstration de danse du sabre insoupçonnable, qui laisserait pantois l’ami Bruce Lee.

Des hommages aux dessins animés japonais et aux yakuzas viennent compléter le feu d’artifice et, avec un scénario si bien ficelé, les acteurs n’avaient d’autre choix que d’être brillants. Ce qu’ils sont.

Et ce n’est qu’au moment du générique final que l’on se souvient soudain, non sans soulagement, de l’existence d’un Volume 2 à venir. Et de se réjouir à l’avance de ce futur bonheur. A propos, message personnel à la tête de linotte du rang voisin, qui pendant cet instant précédent la sortie de salle, s’est permise de traiter la musique, lisez bien, de "kitch". Si Madame Cruche se reconnaît, je l’attends à minuit de la prochaine pleine lune, dans le jardin japonais de notre ville rose, pour lui faire manger sa langue en sushi. Au moins elle nous épargnera ses commentaires stériles pour la deuxième partie.

Les autres, vous devriez déjà être en train de faire la queue pour la prochaine séance de Kill Bill. Pendant ce temps, je vais entamer mon compte à rebours jusqu’au printemps 2004.


Fabienne Simon-Jean
© Jowebzine.com - Décembre 2003

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