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     CiNéMa
 
KING KONG

Un film américain de Peter Jackson
Avec Naomi Watts
Jack Black
et Adrien Brody

UIP - 2005 - 3h00
En ne lésinant ni sur les moyens ni sur la fidélité au King Kong de 1933, Peter Jackson signe un grand film de pur divertissement.


Chaque fois qu'un remake paraît sur les écrans, se pose la même question : pourquoi ? Pourquoi refaire, pourquoi ne pas s'atteler à une œuvre originale, pourquoi ressasser le passé ? A cette question essentielle, Peter Jackson apporte avec King Kong une réponse lumineuse de simplicité et d'évidence : pour faire plus et mieux !

Plus que l'heure quarante de l'original signé Ernest Schoedsack et Merian Cooper en 1933, plus que les deux heures dix du précédent remake de John Guillermin en 1976 (avec Jessica Lange dans le rôle de la belle)… mais surtout mieux.

D'abord parce que Peter Jackson est habité d'une vraie passion pour le cinéma de la démesure (sa trilogie du Seigneur des anneaux n'est pas prête de s'effacer de nos mémoires), ensuite parce que cette passion s'appuie sur une technologie dont aucun de ses prédécesseurs n'a pu bénéficier.

Grandiose, énorme, époustouflant… aucun superlatif n'est ainsi suffisant pour dire l'admiration que suscite son King Kong pour tout spectateur acceptant, en prenant place dans son fauteuil, de retrouver son âme d'enfant.

A force de fidélité à l'original et d'effets spéciaux extraordinaires, Peter Jackson magnifie une histoire déjà forte en elle-même. Il multiplie les scènes inimaginables au réalisme stupéfiant : batailles homériques entre King Kong et une bande de dinosaures bien décidés à lui faire un sort, lutte des explorateurs contre mille dangers tapis au fond d'une jungle ancestrale et, bien sûr, errance dévastatrice du héros malgré lui dans les rues de New York, jusqu'à l'homérique scène finale dans laquelle, juché au sommet de l'Empire State Building, il livre un dernier combat, perdu d'avance, contre une escadrille de l'aviation américaine…

Mais au-delà de ces prouesses technologiques, après une mise en place un peu longue (mais marquée par un louable souci du détail), Peter Jackson conserve toujours l'esprit du film de Schoedsack et Cooper qui, dit-il, est à l'origine de sa vocation. On ne peut donc que se réjouir de pouvoir encore, de temps en temps, en prendre plein les mirettes avec du cinéma (très) grand format !


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Décembre 2005
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