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L'AMERICAIN

Un film français de Patrick Timsit
Avec Lorànt Deutsch
Thierry Lhermitte
et Emilie Dequenne

SND - 2004 - 1h34
Pour son troisième film en tant que réalisateur, Patrick Timsit alterne le bon et le moins bon dans une comédie écrite pour Lorànt Deutsch. Peut mieux faire.


Francis Farge (Lorànt Deutsch) et ses amis Tennessee et Texas, ont douze ans d'âge mental, mais un rêve en béton armé : devenir Américains. Officiellement en tout cas, car moralement ils le sont déjà, c'est dans leurs gênes ! Alors ils harcèlent l'ambassade des Etats-Unis à Paris pour tenter de se faire naturaliser. Peine perdue : aucune chance de devenir Américain sans raison (plus que) valable… Et ces trois-là n'en ont pas ! C'est alors qu'intervient Maître Edouard Barnier (Thierry Lhermitte) qui, pour des raisons personnelles, se fait fort de leur obtenir le passeport tant convoité.

Pour sa troisième réalisation (après Quasimodo d'el Paris et Quelqu'un de bien), Patrick Timsit met en scène un vieux rêve personnel : devenir Américain. Lui-même ayant tenté l'aventure il y a quelques années pour essayer de vendre de la ratatouille aux Américains (authentique).

Comédie loufoque co-écrite, notamment avec Jean-François Halin, scénariste des Guignols, L'Américain alterne le très drôle et le poussif pour aboutir à un film finalement décevant parce qu'inconstant.

En effet, si les personnages de Francis Farge, porté par la verve "titi-parisienne" de Lorànt Deutsch, et celui d'Edouard Barnier, son exact contraire en avocat coincé du XVIe (arrondissement, pas siècle), forment un couple détonnant et efficace, ils ne suffisent pas à faire passer le manque d'épaisseur du scénario.

Bien sûr, il y a des idées formidables, à commencer par la constitution de la résidence pavillonnaire des Merlettes en 51e état de l'Union ou le recrutement de l'équipe de football américain… Malheureusement, les approximations du scénario et quelques séquences qui s'apparentent à du "grand n'importe quoi" (la cérémonie en présence de l'attaché d'ambassade ou l'arrivée à l'aéroport aux Etats Unis) nuisent à cette comédie sans prétention.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Juillet 2004
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