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LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES

Un film américain
de Stephen Norrington
Avec Sean Connery
Shane West
Stuart Townsend
et Peta Wilson

UFD – 2003 – 1h50
Des gens extraordinaires pour une histoire ordinaire Sept personnages pour convaincre, sept minutes pour le plaisir, sept secondes pour le scénario…


Recruté par l’Empire britannique au fond de l’Afrique, l'aventurier Allan Quatermain doit diriger la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, association de sept super héros légendaires, comprenant le mystérieux Capitaine Nemo, la femme vampire Mina Harker, l'invisible Rodney Skinner, le jeune et intrépide agent secret américain Tom Sawyer, l'inaltérable Dorian Gray et l'inquiétant duo Dr Jekyll / Mr Hyde. Venus des horizons les plus divers, les membres de la Ligue sont de farouches individualistes, des exclus au passé ténébreux et agité, dont les facultés hors normes constituent à la fois un atout et une malédiction.

Réunis dans des circonstances exceptionnelles, ils doivent en peu de temps nouer des rapports de confiance, apprendre à fonctionner en équipe. Après avoir embarqué à bord du Nautilus, ils gagnent Venise, où leur adversaire, le diabolique Fantôme, se prépare à saboter une conférence réunissant les plus grands chefs d'Etat...

Film inspiré de comic-book : un de plus, un de trop !

Après From Hell, narrant les méfaits du meurtrier Jack l’éventreur, l’auteur britannique de bandes dessinées Alan Moore a laissé une seconde fois libre court aux studios hollywoodiens afin de mettre à l’écran son opus La ligue des Gentlemen Extraordinaires. Bien que certaines réalisations issues du comic-world aient été soignées tant dans la profondeur des personnages que dans l’intrigue, la ligue, elle, n’est qu’un ersatz du pire de ces films, mais de surcroît sans goût ni saveur.

En toute franchise, il est assez rare de croiser sur son chemin des scenari nuls, mais à présent, les esprits seront marqués au fer rouge : les magnifiques effets numériques et une tête d’affiche ne supplantent jamais, ô grand jamais la viabilité de l’intrigue. Parfois sans queue ni tête, plus souvent cousu de fil blanc, le scénario cherche à perdre le spectateur dans une pléthore de détails inutiles et dans une histoire somme toute ordinaire.

Une bande annonce trompeuse

Comment se fourvoyer radicalement sur un film ? Regarder la bande annonce d’une super production hollywoodienne, alléchant avec de belles scènes de combat et en rôle principal, le respecté, honorable et prestigieux Sean Connery.

Ce dernier a dû se perdre dans les méandres de la Californie, pour échouer sur un des plateaux de tournage. Malgré une interprétation correcte et sans reproche, aucun acteur ne peut porter le film à lui tout seul, et donc même Sean se trouve coincé dans un rôle mi-figue mi-raisin : drôle et aventurier, seul souci : rien autour de lui ne tient…

Les fans de comic-stories ont tout intérêt à attendre la sortie d’un X-men 3 ou d’un Spiderman 2, qui ont potentiellement plus de chances d’être moins médiocres que la décevante ligue.

Uniquement des effets spéciaux…

Le spectateur en perd ses sens : la vue par la débauche d’effets pyrotechniques et numériques, l’ouïe par l’assourdissante bande sonore et le toucher par la perte irrémédiable des 8 piécettes qui dépourvoient son porte-monnaie : il est strictement inutile de s’essayer à cette douloureuse expérience.


Dinesh Singh
© Jowebzine.com – Octobre 2003

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