Untitled Document
 

     CiNéMa
 
LITTLE CHILDREN

Un film américain de Todd Field
Avec Kate Winslet
Jennifer Connelly
Patrick Wilson
Noah Emmerich

Metropolitan Filmexport - 2007 - 2h20
American beauty, la suite ! Cela pourrait être le sous-titre de Little children, film indépendant d’une beauté envoûtante, d’une perfection maladive mais au constat convenu.


Encore une banlieue avec un paquet de névrosés dedans ! Les femmes s’ennuient dans les jardins publics à garder leurs mouflets. Les hommes ne sont pas heureux dans leur mariage et se masturbent devant leur ordinateur. Bref, ce n’est pas la joie. La sécurité est même remise en cause après le retour d’un homme qui a fait de la prison pour exhibitionnisme.

Pendant que la petite communauté s’agite autour de cet intrus, Sarah, mère au foyer, rencontre Brad, père sans ambition professionnelle…

Les deux vont s’aimer et rêver d’un monde loin de l’ambiance Desperate housewives. Décidément les banlieues cachent un visage sinistre de l’Amérique et c’est ce que prouve Todd Field, responsable du bon In the bedroom.

Hélas, ici, la démonstration tourne un peu dans le vide. Le cinéaste ne fait pas dans la dentelle et dans sa quinzaine de personnages, beaucoup sont caricaturaux. Sophistiqué, le film semble reproduire l’efficacité de Magnolia sans en avoir la force significative. Cela sonne un peu creux.

La faute vient en partie d’une mise en scène très maniérée. La simplicité manque beaucoup à ce film évoquant des gens modestes. La stylisation de l’american way of life finit par étirer inutilement le film.

Les images sont belles, mais finissent par impatienter le spectateur. Heureusement, il y a le casting. Patrick Wilson, découvert dans Hard candy, joue parfaitement Brad, l’Américain adulte pas sorti de l’adolescence. On comprend son malaise lorsqu’il doit choisir entre la belle Jennifer Connelly, digne en épouse trompée, ou Kate Winslet, subtile en maman ingrate mais désirable. Ce trio parvient à maintenir l’intérêt, mais les qualités plastiques du film éloignent définitivement le spectateur, d’une œuvre pédante !


Pierre Loosdregt
© Jowebzine.com - Janvier 2007
Untitled Document













Untitled Document
Copyright © 2001-2006 - Tous droits réservés