Un film américain de Steve Buscemi
Avec Casey Affleck
Liv Tyler
Mary Kay Place
Seymour Cassel
et Kevin Corrigan
MK2 - 2005 - 1h31
Adeptes
du Lexomil, voilà un film qui vous plonge dans le coton
et la grisaille. Un peu rigolo et pas mal chiant, pour dire
la vérité.
Lonesome Jim, troisième film de Steve Buscemi, raconte
l’histoire du Jim du titre, un homme de 27 ans, qui revient
dans sa famille en Illinois, après avoir tenté
de percer à New York. Jim parle en étirant les
syllabes et en geignant. Il est constamment avachi et semble
une vivante réclame pour anxiolytiques en tout genre.
A New York, il vivait en promenant des animaux de compagnie.
De retour dans l’Illinois, il n’a rien envie de
faire sinon siroter des bières et regarder n’importe
quel programme à la télé.
Jim est interprété par Casey Affleck, le frère
de Ben, acteur qui vous donne envie de lui donner des coups
de pied (Casey, pas Ben). Aussi charismatique qu’une décoration
de Noël lors des vacances de Pâques, il serait parfait
dans un second rôle, mais à moins d’aimer
les dépressifs en phase terminale, son personnage est
inintéressant au possible.
Dans quels autres films a donc joué Casey ? Je n’ai
pas souvenirs d’une performance remarquable de ce jeune
homme et j’ai donc tendance à l’identifier
à son personnage.
Donc, Jim, à la suite d’un concours de circonstance,
est amené à travailler dans l’usine familiale.
Les parents, eux, sont savoureusement interprétés
par Mary Kay Place et Seymour Cassel, autrefois aperçu
chez John Cassavetes.
Et puis Jim couche avec Anika (Liv Tyler) dont il finira par
s’enticher.
Le sujet du film est donc le suivant : cette chiffe molle de
Jim est-il capable de se bouger et de sortir de son spleen ?
Ok, il est toujours agréable de montrer des êtres
pétris de doutes et de peurs, inhibés. Cela nous
change des surhommes de l’époque Bush, lavant plus
propre les pays arabes au nom du bien contre le mal. Cependant,
un héros lymphatique donne une tournure lymphatique à
l’histoire dont il est le protagoniste.
Du coup, voici un film qui, comme l’effet Kiss Cool, vous
procure deux sensations : 1) on regarde et on se dit qu’il
y a un bon esprit, 2) on baille et on s’ennuie.
Si cette buse de Casey laissait son rôle à Steve
Buscemi, je suis sur que le film finirait par convaincre. Mais
Steve Buscemi se rapproche de la cinquantaine. Il est trop vieux
pour le rôle. Hélas, trois fois hélas !
Finissons néanmoins sur une note positive : Liv Tyler
est d’une sublime douceur. Elle est la femme cool dont
tout hétéro rêve en secret. Raison de plus
pour se demander ce qu’elle trouve (dans le film) à
Casey-Jim ?