Un film français de Dany Boon
Avec Dany Boon
Michèle Laroque
Daniel Prévost
Zinedine Soualem
et Laurent Gamelon
Pathé Distribution - 2006 - 1h40
Décidément,
les affres de la rénovation immobilière sont dans l’air
du temps. Après le drolatique Travaux,
on sait quand ça commence… de Brigitte Roüan,
l’année dernière au cinéma et Vous plaisantez
monsieur Tanner de Jean-Paul Dubois publié en début
d’année aux Editions de l’Olivier, c’est
au tour de Danny Boon de s’y coller.
Va donc pour une comédie de plus, soutenue par quelques acteurs
"honorables" au premier rang desquels on placera sans hésiter
Daniel Prévost, plus "barré" que jamais dans
un rôle d’agent immobilier fou et escroc, capable de tout
pour conclure une affaire.
Malheureusement, malgré une implication et une bonne volonté
évidentes de Dany Boon, qui réalise là son premier
film, La maison du bonheur peine à faire rire franchement.
C’est qu’entre écriture soignée (et on ne
peut pas reprocher à l’humoriste d’avoir bâclé
son scénario), situations au fort potentiel comique et éclats
de rire, il y a un fossé qu’il n’est pas toujours
aisé de franchir.
On sourit donc souvent, on ne s’ennuie jamais, mais on regrette
ce supplément de folie qui aurait fait basculer le film dans
une franche comédie débridée plutôt que
de la voir rester dans le registre de la fable consensuelle et bien-pensante
qui fait triompher le couple en danger contre la méchante nature
humaine de certains de ses congénères.
Allez Dany, lâche-toi ! Ton côté Bourvil moderne,
brave type malmené par les coups du sort, est intéressant.
Il faut juste que tu ailles au bout de tes idées et que tu
laisses percer le grain de folie qui t’habite : un type qui
offre un aussi beau rôle à Daniel Prévost a forcément
un grain de folie !