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LE GRAND MEAULNES

Un film français
de Jean-Daniel Verhaeghe
Avec Philippe Torreton
Jean-Pierre Marielle
Jean-Baptiste Maunier
Emilie Dequenne
et Nicolas Duvauchelle

TFM Distribution - 2006 - 1h40
Un film romantique et touchant malgré un scénario aux contours plus que classiques !


François Seurel (Jean-Baptiste Maunier), jeune étudiant insouciant dont l’ambition est de devenir, à l’image de son père, instituteur, voit sa vie bouleversée à l‘arrivée dans sa famille du pensionnaire Augustin Meaulnes (Nicolas Duvauchelle), jeune homme passionné, rebelle et désireux de dévorer la vie.

Une histoire d’amitié se noue malgré leurs différences et la vie les emporte dans le tourbillon de l’amour, de la passion et des serments dignes de leur jeune âge, vers une fin (dans le film uniquement !) qui appartient à notre histoire et se résume en quatre chiffres : 1914.

Inutile d'en dire plus sur le déroulé de ce chef d’œuvre d’Alain Fournier (décédé lui-même durant la Première Guerre Mondiale) que j’ai personnellement dévoré à l’âge de 15 ans et dont je garde un souvenir ému.

Malgré un scénario très classique, voire un peu plat, nous y retrouvons un peu du tourbillon voluptueux et magique qui émane à la lecture du livre, notamment lors de la célèbre scène de rencontre entre Meaulnes et Yvonne de Galais. Pour cela et pour l’excellent jeu de l’ensemble des acteurs, empreint de justesse et de précision, ce film mérite d’être vu.

On appréciera aussi de voir retranscrire le contexte de la jeunesse de nos grands et arrière-grands-parents et de pouvoir imaginer de telles scènes de passions et de rébellions dans ce décor aujourd’hui apparemment si lointain et pourtant si proche…

La douce et tranquille sérénité qui émane de ce film est touchante et de l’histoire transpire l’espoir d’un monde meilleur, la victoire de la beauté sur l’horreur. Bien sûr, les âmes sensibles passeront, comme moi, le dernier tiers du film à "pleurer comme des Madeleines"… Mais qu’elles y aillent tout de même car les larmes sont toujours un baume pour le cœur… qui en ressort malgré tout plus léger !


Lucile Burdin
© Jowebzine.com - Octobre 2006
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