Un film américain de Mike Newell
Avec Julia Roberts
Kirsten Dunst
et Julia Stiles
Columbia Tristar - 2004 - 1h59
Après
4 mariages et un enterrement, le réalisateur Mike Newell
est de retour avec la délicieuse Julia Roberts pour son
nouveau film Le sourire de Mona Lisa qui, avouons-le de suite,
est aussi froid que le visage de la Joconde.
Nous sommes dans les années 50, Katherine Watson (Julia
!), une prof d’histoire de l’art et féministe
acharnée, est bien décidée à agrandir
l’esprit étriqué de ses jeunes élèves
vers un horizon autre que celui de leur avenir d’épouses
et de mères exemplaires. Oui, mais le problème
est que certaines de ces donzelles ne semblent vraiment pas
décidées à se laisser inculquer des valeurs
de révolte aussi facilement. Et ce n’est pas la
beauté inaltérable de Julia Roberts qui leur fera
changer d’avis !
Aussi, la paria Katherine aura bien du fil à retordre
pour sauver d’une vie trop tracée toutes ses apprenties
ménagères, pour finalement recevoir en pleine
tête une leçon à son tour : le bonheur ne
passe pas obligatoirement par le travail… Et toc !
Quinze ans après, par son message moralisateur, Le sourire
de Mona Lisa nous fait fatalement penser au Cercle des poètes
disparus de Peter Weir, la qualité en moins. Et oui,
à croire qu’être aussi belle que Julia Roberts
et jouer dans un film intellectuel, ou au moins un peu moins
superficiel, est antinomique ! C’est simple, sa beauté
est si lisse qu’on ne voit plus que ça. Et puis,
le film parlait de quoi encore ? Ah oui, le travail c’est
la santé ! Et le mariage, c’est damné !