Un film thaïlandais de Prachya Pinkaew
Avec Tony Jaa
Petchtai Wongkamlao
et Pumwaree Yodkamol
Europa Corp - 2004 - 1h45
BRUCE
LEE 2, LA VENGEANCE
Ça bastonne dur (et bien) dans Ong bak, et c'est tant
mieux parce qu'il vaut mieux ne pas compter sur le scénario
pour se passionner. Alors on admire les cascades et on ne réfléchit
pas trop.
Une pincée de Jackie Chan, un zeste de Van Damme et une
bonne rasade de Bruce Lee, c’est la recette magique du
parfait héros de film d’arts martiaux. Et c’est
aussi la description trait pour trait de Tony Jaa, jeune prodige
thaïlandais qui s’est préparé pendant
quatre ans pour son rôle de justicier sans peur et sans
reproche dans Ong bak, à raison de huit heures d’entraînement
intensif par jour et de moultes fractures, foulures et déconfitures
(il a songé à abandonner plus d’une fois
la préparation, confie-t-il en interview).
Alors certes, on vous l’accorde de bonne grâce,
Ong bak ne brille ni par son scénario (un gentil boxeur
thaï est désigné par son village pour aller
récupérer à Bangkok le Bouddha sacré
dérobé par de vilains impies), ni par sa réalisation
(pour le moins approximative).
Dans ce cas, pourquoi vous le recommander chaudement ? Tout
simplement car c’est l’occasion ou jamais de constater
de visu qu’il est possible à un être humain
de réaliser sans trucages les cascades de Matrix. Difficile
en effet de croire que Tony Jaa ne bénéficie d’aucun
soutien numérique lorsqu’il s’adonne au Muay
Thaï, sorte de kickboxing hyper violent à base de
coups de coude et de béquilles à gogo. On a mal
pour lui, et c’est presque tant mieux : on en oublierait
presque la crétinerie du script !