Un film français de Cédric Klapisch
Avec Romain Duris
Cécile De France
Audrey Tautou
Kelly Reilly
et Kevin Bishop
Mars Distribution - 2005 - 2h05
Exception
qui confirme la règle : voilà une suite qui suscite
tous les éloges et méritait d'être réalisée.
Avec Les poupées russes, Cédric Klapisch poursuit
un parcours sans faute.
Il est fort Cédric Klapisch ! Trois ans après
L'auberge espagnole, quasi-phénomène de société,
il remet le couvert avec les même acteurs censés
avoir… cinq ans de plus. Mais au-delà de l'anecdotique
bond spatio-temporel réalisé par Romain Duris
et ses "collègues" étudiants, c'est
à une nouvelle comédie sociale de grande qualité
que nous sommes conviés avec Les poupées russes.
Passons sur les détails des retrouvailles. Sachez simplement
que les attachants, mais un peu potaches, personnages du premier
volet de cette mini saga sont désormais un peu plus âgés,
un peu plus mûrs… et un peu plus entrés dans
la vie active. Mais attention : rien de rangé ni de plan-plan
non plus. Surtout sur le plan sentimental.
Et c'est bien sur ce sujet central que la parole est largement
donnée à Xavier (Romain Duris) qui va tenter,
en deux heures, de nous brosser un tableau aussi précis
que possible des fluctuations de sa vie amoureuse et de celle
de quelques-uns uns de ses anciens co-locataires.
Vous l'aurez compris, le propos est suffisamment riche et la
narration de Cédric Klapisch suffisamment originale pour
captiver le spectateur sans lui laisser le moindre répit.
Alors on se passionne, on rit et on est à deux doigts
de pleurer quand l'amour s'en mêle (s'emmêle) et
que la resplendissante Wendy (Kelly Reilly) manque de rater
sa belle histoire pendant que Beth Gibbons assure la partie
musicale de la scène cruciale.
On est frustré aussi que des actrices aussi formidables
que Cécile De France et Audrey Tautou soient cantonnées
à des apparitions somme toute modestes au regard de leur
talent. Mais le sans faute d'un réalisateur qui se bonifie
de film en film balaie ces quelques regrets. Et l'on ne retient
qu'une tranche de vie à l'émotion à la
fois subtile et réaliste dont on savoure chaque scène
avec gourmandise.