Un film américain de David Frankel
Avec Meryl Streep
Anne Hathaway
Adrien Grenier
Emily Blunt
et Stanley Tucci
Twentieth Century Fox - 2006 - 1h49
Adaptation
au cinéma du succès de librairie de Lauren Weisberger
: ça ressemble à une série télé,
ça a le goût d'une série télé, mais
ça n'est pas une série télé. Quoique…
Prenez une jeune femme brillante (Anne Hathaway) à la recherche
d'un emploi dans la presse. Plongez-là dans le maelström
du plus influent magazine de mode de la planète. Epicez avec
une patronne tyrannique (Meryl Streep). Agrémentez d'un univers
glamour où l'on est gros si l'on s'habille en taille 38 et
où il est impossible de porter d'autres vêtements que
griffés par les grands couturiers. Ajoutez une histoire de
couple qui s'aime, qui se déchire et qui se réconcilie…
Et vous avez mis au point la recette parfaite !
Vous doutez ? C'est que vous êtes un homme. Qu'on se le dise
: l'autre moitié du genre humain est incapable de résister
aux ingrédients sélectionnés par Lauren Weisberger
pour son best-seller international, repris à son compte par
David Frankel pour surfer sur le succès du roman. Difficile,
dans ces conditions, de donner une vision objective de cette production
calibrée pour un public friand de paillettes et de romance.
Ma minute de misogynie primaire étant écoulée,
je présente toutes mes excuses à la moitié incriminée
du lectorat de Jowebzine.com et lui assure que tout cela n'était,
évidemment, qu'une mauvaise plaisanterie ne reflétant
en rien le fond de ma pensée.
Quant aux qualités cinématographiques du Diable s'habille
en Prada, disons qu'elles se réduisent à peu de choses.
Outre les grosses ficelles évoquées plus haut et parfaitement
maîtrisées par un réalisateur qui a fait les beaux
jours de la série Sex and the city, on a la furieuse impression
d'assister à un épisode de plus de la série sus-nommée
(ce qui tendrait d'ailleurs à valider notre théorie
développée deux paragraphes plus haut).
On réservera donc Le diable s'habille en Prada aux inconditionnelles
(j'assume) de Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte et l'on se concentrera,
en cas de contrainte absolue, sur le charmant minois de Mademoiselle
Hathaway…