Un film sino-coréen de Kim Sung-su
Avec Zhang Ziyi
Jung Woo-Sung
Ahn Sung-Gi
et Joo Jin-Mo
SND - 2002 - 2h08
Dépaysement
garanti avec cette super co-production chinoise et coréenne
: la Chine moyennageuse comme si vous y étiez. Tous les ingrédients
sont réunis : diplomatie, intrigues, amours, fuite et poursuite
haletante et surtout des combats terribles filmés avec un incroyable
souci de réalisme.
En 1375 donc, la Corée envoie à lEmpereur de Chine
une délégation diplomatique qui fait les frais des mauvaises
relations entre les deux empires. Prisonniers, les vieux diplomates
sont exilés avec les soldats qui les accompagnaient. Mais miraculeusement
délivrés par des guerriers Mongols, la petite troupe
coréenne se trouve mêlée aux affaires régionales
lorsque son chef se pique de délivrer une princesse Chinoise
prisonnière des Mongols, justement. On ne dira jamais assez
le pouvoir de deux yeux sombres et langoureux entraperçus fugitivement,
surtout si ce sont ceux de Zhang Ziyi (révélation de
Tigre et
dragon)
Outre le monumental travail de reconstitution historique, La princesse
du désert est un enchantement cinématographique qui
entraîne le spectateur dans un autre monde, à une autre
époque.
Dommage que Kim Sung Su ait cru devoir gaver son film de scènes
de combats hyper réalistes qui, si elles sont parfaites sur
le plan esthétique nen finissent pas moins par lasser
à force de longueur et de répétition. Trop de
spectaculaire tue le spectateur. Et cette surenchère
de membres coupés, de lances transperçant les torses
et dhémoglobine coulant à flot fini par nous faire
oublier les paysages magnifiques et les acteurs extraordinaires de
ce qui pourrait être considéré comme léquivalant
extrême-oriental du Gladiator
de Ridley Scott.