Un film français de Laurent Bénégui
Avec Thierry Lhermitte
et Elsa Zylberstein
GBVI - 2004 - 1h32
Le
Loto, c'est pas cher et ça peut rapporter gros…
Mais pas à Laurent Bénégui qui signe avec
Qui perd gagne ! un film sans saveur malgré un scénario
intéressant.
Sujet fédérateur par nature, le Loto (de la Française
des Jeux !) n'en fini pas d'inspirer les réalisateurs
(Ah ! Si j'étais riche de Michel Munz et Gérard
Bitton, avec Jean-Pierre Darroussin) qui espèrent sans
doute, par ce biais détourné, touché à
leur tour le gros lot. C'est cette fois Laurent Bénégui
qui tente sa chance en s'appuyant sur deux gros gagnants du
cinéma français : Thierry Lhermitte et Elsa Zylberstein.
Le point de départ ? Le fantasme absolu du Français
moyen (et des mathématiciens) : trouver la formule qui
permettra de deviner à coup sûr le résultat
des tirages hebdomadaires. C'est cette martingale infaillible
qu'un certain Vaudier (Maurice Bénichou) affirme avoir
découverte. Angèle (Elsa Zylberstein), directrice
de la Brigade des Jeux est aussitôt sommée par
les plus hautes autorités de l'Etat de démasquer
l'imposteur. Aidée de Jacques Loriot (Thierry Lhermitte),
complice professionnel… et privé, et ancien joueur
impénitent, elle va tenter de résoudre le mystère
Vaudier : info ou intox ?
Malheureusement, si notre valeureux réalisateur s'appuie
sur un scénario "à tiroirs" somme toute
honorable, il oubli en route un élément déterminant
dans la stratégie du joueur expérimenté
: la beauté du geste. Dans son cas, la mise en scène.
Qui perd gagne ! est en effet d'une platitude désespérante.
Les scènes se suivent et se ressemblent, les temps forts
et les temps faibles ne se distinguent pas les uns des autres
et certaines situations sombrent dans le ridicule le plus total,
à commencer par la représentation du pseudo-laboratoire
secret de la Française des Jeux que l'on jurerait sortie
d'un vieux Fantomas des 70's !
Laurent Bénégui ressemble finalement à
ces joueurs qui, faute d'inspiration, se contentent de miser
sur leur date de naissance. Il paraît que ça peut
marcher. Une fois sur quatorze millions…