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AH ! SI J'ETAIS RICHE

Un film français
de Michel Munz et Gérard Bitton
Avec Jean-Pierre Darroussin
Valeria Bruni-Tedeschi
et Richard Berry

UFD - 2002 - 1h45
Représentant en produits capillaires, Aldo Bonnard (Jean-Pierre Darroussin) voit sa vie basculer subitement. Alors qu’il est criblé de dettes et que sa femme (Valéria Bruni-Tedeschi), excédée, demande le divorce, Aldo, adepte acharné du Loto, devient le grand gagnant de la super cagnotte de 10 millions d’euros. Mais, lorsqu’il se précipite pour prévenir sa femme, il découvre qu’elle le trompe avec son nouveau patron (Richard Berry). Aldo est alors face à un dilemme : partager ses gains avec son "ex"-femme et son ennemi juré (son nouveau patron) ou tout garder pour lui et ne dire mot à personne de ce gain. Il choisit la seconde option en vivant parallèlement et clandestinement sa nouvelle vie de millionnaire.

Bien que nous ayons tous en mémoire les fameux La vérité si je mens, version 1 et 2, des mêmes Michel Munz et Gérard Bitton, il est relativement difficile de faire le rapprochement entre ces deux types de films. Pour une fois, le scénario n’est pas adossé à la caricature grossière d’une communauté, mais traite de gens ordinaires. Et c’est bien là le problème. Nos compères savent très bien manier la plume pour faire de l’humour avec certains personnages (parodiques), mais dès que l’on rentre dans le domaine de la finesse et de la subtilité, les lieux se désertifient. Ah ! Si j’étais riche est une comédie légère, qui traite de la fantasmatique éventualité de gagner au Loto. Ni plus, ni moins.

Par ailleurs, il est amusant de voir une nième fois Richard Berry dans le rôle d’un séducteur romantique, mais foncièrement égoïste et mégalo. Ce personnage est bien rodé puisqu’on a déjà pu le voir dans Ma vie est un enfer (de Josiane Balasko), mais aussi dans Pédale douce (de Gabriel Aghion) et plus récemment dans 15 août (de Patrick Alessandrin). Jean-Pierre Darroussin, quant à lui, perd un peu de ses qualités dans un film modeste, lui qui sait si bien mettre en valeur des personnages complexes (Ca ira mieux demain de Jeanne Labrune).

La promo est une fois de plus le cerbère cette production qui, à grand renfort d’affiches de tous les formats (métro, taxis, bus et Smart) et par la présence d’acteurs de qualité va engranger de nombreuses entrées, mais ne laissera que la trace de l’amertume. En effet, avec cinq gags, dont trois dans la bande annonce, et un scénario prévisible au bout de quinze minutes, en sortant de la salle, on est forcément déçu.


Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Décembre 2002
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