Un film français de Olivier Dahan
Avec Jean Reno
Benoît Magimel
Christopher Lee
et Serge Riaboukine
Europa Corp - 2004 - 1h40
LE
RETOUR SANGLANT
Une double enquête policière en Lorraine sur fond
d’ésotérisme et de fantastique. Une production
purement Bessonnienne, mais le scénario n'est pas à
la hauteur du premier opus.
Pour le commissaire Pierre Niemans, l'homme retrouvé
emmuré dans un monastère de Lorraine n'est pas
une victime comme les autres. Les signes ésotériques
gravés autour de lui et l'étrange rituel de son
sacrifice annoncent bien autre chose...
Lorsque Reda, jeune capitaine de la police, découvre
l'exact sosie du Christ à demi mort au pied d'une église,
il croit d'abord avoir sauvé un illuminé. Mais
rapidement, il va s'apercevoir que cette affaire est liée
à celle de Niemans, dont il fut l'élève
à l'école de police...
La qualité n’était pas au rendez-vous
Tout le monde avait été fasciné par l’esthétisme
et la structure du scénario des Rivières pourpres
de Kassovitz, et c’est tout naturellement que Luc Besson,
en bon producteur, a décidé d’écrire
une suite.
Mais, si l’ambiance du roman de Jean Christophe Grangé
est bien présente, le scénario, quant à
lui, est d’une qualité bien médiocre. Ayant
repris la base d’une double enquête se rejoignant,
Besson n’a sans doute pas les qualités d’un
écrivain pour construire une histoire qui tient en haleine
tout au long du film. En effet, le suspens n’est pas au
rendez-vous, mais les cascades, chéries du célèbre
producteur, ne se font pas attendre.
Cependant, la réalisation reste sans défaut, avec
ce qu'il faut d’inventivité, mais souffre d’une
grande immaturité. Les plans de scènes de combat
en steadycam donnent du rythme mais fatiguent rapidement le
spectateur.
Des acteurs surprenants
Par contre, les acteurs principaux interprètent les rôles
avec un ton juste et précis. Reno, fidèle à
son jeu monocorde, et Magimel, jeune impétueux dynamique,
font un duo étrangement équilibré, mais
qui conquiert immédiatement son public.
En résumé, ce film ne mérite aucun applaudissement
(histoire cousue de fil blanc, cascades à profusion,
etc.), seuls les acteurs rehaussent la maigre qualité
de cette réalisation. Luc Besson est bien meilleur réalisateur
que scénariste…
Message à l’attention des fans de Jean Christophe
Grangé : n’y allez pas, vous serez inévitablement
déçus !