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LES ROIS MAGES
  
Un film français de Didier Bourdon
et Bernard Campan
 Avec Didier Bourdon
Bernard Campan
et Pascal Légitimus
 
Claude Berri - 2001 - 1h50
Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus (plus connus sous le nom des Inconnus) sont de retour au cinéma avec une nouvelle comédie : Les rois mages. Et, hasards du calendrier certainement, ce film sort juste avant les vacances de Noël ! Alléluia !

Comme des rois mages en Galilée suivant l’étoile du berger (souvenirs, souvenirs…), voilà nos trois compères (Balthazar, Melchior et Gaspard) en route vers la crèche et, on ne sait par quel miracle (certainement celui des effets spéciaux), projetés, séparément, en 2001 dans trois pays différents : le Brésil, un pays indéterminé d’Afrique, le Tibet. Leur mission, qu’ils ont acceptée : retrouver Jésus l’enfant roi et, comme ils parlent toutes les langues (toujours les effets spéciaux) ils n’ont aucun mal à se faire comprendre lorsqu’ils doivent expliquer à la population locale que s’ils échouent dans leur quête, le monde sera menacé des pires cataclysmes. Et là, ni une ni deux, voilà nos trois acolytes qui prennent l’avion pour se retrouver en transit à Paris en attendant de se rendre en Israël où ils pensent avoir plus de chance de trouver Jésus (pas cons, les rois mages !).

Tout au long du film, nos héros sont confrontés au monde moderne et à ses travers. Ils vont croiser sur leur chemin une jeune fille qui ne sait plus très bien ou elle en est (drogue, problèmes relationnels avec sa mère présentatrice d’un journal télévisé), ils vont faire la connaissance d’un jeune de banlieue un peu roublard, mais qui ne touche pas à la drogue, ils vont rencontrer le patron de la chaîne de télé qui emploie la mère de la jeune fille et qui va chercher à les exploiter en voulant faire de l’audimat… Et, en secouant le tout dans un shaker, les Inconnus réussissent l’exploit de construire un semblant d’intrigue.

Premier gag pour situer le niveau du film : l’un des rois mages va jouer avec insistance avec le bouton d’appel "hôtesse de l’air" et réussir à faire tomber le masque à oxygène (désopilant… On en viendrait presque à regretter les effets spéciaux).

Alors si vous aspirez à n’être qu’un intermittent du rire, n’hésitez pas à aller voir ce film où l’on s’attend à chaque instant à ce que Jean Réno et Christian Clavier nous rendre une petite "visite". Et surtout ne partez pas avant la fin du film, vous rateriez l’inévitable bêtisier qui, du coup, vous fera plus rire que les 1h40 de film.


Alain Piriou
© Jowebzine.com - Décembre 2001
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