Un film américain de Bob Dolman
Avec Goldie Hawn
Susan Sarandon
et Geoffrey Rush
UFD - 2003 - 1h37
Une
trentaine dannées plus tôt, Suzette et Vinie étaient
deux nanas délurées dont le passe-temps préféré
était de coucher avec tout ce qui passait par Los Angeles et
ressemblait à une rock star. Morrison, Plant, Jagger... et
de moins illustres. Ces deux-là ont vécu pleinement
leur libération sexuelle en qualité de groupies de choc.
Et puis le temps à passé. Si Suzette est restée
fidèle à ses frasques de jeunesse, Vinie est devenue
Lavinia, a épousé un avocat brillant, riche et ambitieux,
est mère de deux jeunes filles bien comme il faut (ou de deux
petites connes prétentieuses, tout dépend du point de
vue duquel on se place) et a fait table rase de son passé agité.
Autant dire que leurs retrouvailles ne vont pas aller de soit...
La grande réussite de ce premier film de Bob Dolman (plus connu
auparavant pour ses talents de scénariste, notamment sur deux
réalisations de Ron Howard, Willow et Horizons lointains) est
davoir imaginé deux personnages féminins rares
et attachants. Interprétées au plus juste par une Goldie
Hawn sur mesure (dans le rôle de lexubérante Suzette)
et par une Susan Sarandon parfaite (dans le rôle dune
Lavinia coincée... qui ne la pas toujours été),
nos ex-groupies offrent un "two-women show" tout à
fait réjouissant. Et, en y ajoutant le personnage dun
scénariste-écrivain un peu raté, un peu taré
(Geoffrey Rush), on se retrouve avec un trio vraiment efficace.
Et pourtant, si Sex fans des sixties nest pas un très
bon film, cest parce que, paradoxalement, le scénariste
Bob Dolman a négligé de peaufiner son scénario
! En passant de lautre côté de la caméra,
il a oublié à quel point des personnages et des acteurs,
aussi bons soient-ils, ne font pas un film.
A la place dun Thelma et Louise comique (coucou Susan), on se
retrouve spectateur dune succession de saynètes inégales.
Certaines totalement jubilatoires (lexhumation de la collection
de photos), dautres tout à fait affligeantes (la sempiternelle
remise des diplômes de fin dannée)...
Alors on ira quand même sourire aux frasques des "bangers
sisters", on admirera la très belle affiche du film...
et, en rentrant, on se repassera le film-culte de Ridley Scott !