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SHALL WE DANCE ?

Un film américain de Peter Chelsom
Avec Richard Gere
Jennifer Lopez
Et Susan Sarandon

SND - 2005 - 1h46
Nouvelle comédie romantique pour celui qui est en train de devenir l'un des spécialistes du genre. Juste un agréable moment de cinéma, léger et vite oublié.


Le drame de la cinquantaine, vous connaissez ? Richard Gere, lui, il connaît. Enfin, le personnage qu'il interprète dans la comédie de Peter Chelsom, Monsieur Clark. Il a pourtant tout pour être heureux : une épouse formidable (Susan Sarandon) et deux grands ados bien comme il faut. Seulement voilà, Monsieur Clark s'ennuie un peu dans la vie et commet une erreur fatale : au lieu de faire tranquillement ses mots-fléchés dans le métro qui le ramène chaque soir du boulot, il regarde dehors. Et comme la ligne est aérienne, il tombe sur la façade d'un immeuble un peu décrépi et découvre, dans l'embrasure d'une fenêtre, la sculpturale Jennifer Lopez, les yeux dans le vague, en prof de danse désœuvrée. Ni une ni deux, il saute sur le quai, pousse la porte de l'école de danse minable à l'enseigne de Miss Mitzie… et en avant pour la nouvelle vie !

Force est de constater que Peter Chelsom se sort plutôt bien des mielleuses comédies romantiques dont il semble s'être fait une spécialité. On se rappelle ainsi du touchant Un amour à New York (2002) qui faisait se rencontrer, se perdre de vue puis se retrouver, pour la plus grande joie de nos mouchoirs en papier, John Cusak et Kate Beckinsale.

Même savoir-faire cette année avec une justesse de ton toujours difficile à trouver en pareilles circonstances. Comment toucher au cœur sans bêtifier, comment émouvoir sans avoir recours aux (trop) grosses ficelles du genre. Avec Shall we dance ? (remake du film japonais de Masayuki Suo), Peter Chelsom se sort à nouveau très honorablement d'une situation a-priori délicate. Toujours digne et crédible, il trousse une gentille histoire pleine de bons sentiments, mais qui n'emprunte jamais les chemins de la facilité sur lesquels d'autres se seraient précipités.

On ne gardera sans doute pas un souvenir impérissable de ce film, mais on aura passé un bon moment, sans arrière-pensée ni mauvaise conscience.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Mai 2005
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