Un film américain de Sam Raimi
Avec Tobey Maguire
Kristen Dunst
Alfred Molina
et Donna Murphy
Columbia TriStar Films - 2004 - 2h07
TOILE
SOIGNEUSEMENT TISSEE
Le héros tiré des fameux comics books remet le
couvert contre ses ennemis, avec infiniment de ferveur et de
dévotion.
Ecartelé entre son identité secrète de
Spider-man et sa vie d'étudiant, Peter Parker n'a pas
réussi à garder celle qu'il aime, Mary Jane, qui
est aujourd'hui comédienne et fréquente quelqu'un
d'autre. Guidé par son seul sens du devoir, Peter vit
désormais chacun de ses pouvoirs à la fois comme
un don et comme une malédiction.
Par ailleurs, l'amitié entre Peter et Harry Osborn est,
elle aussi, menacée. Harry rêve plus que jamais
de se venger de Spider-man, qu'il juge responsable de la mort
de son père.
La vie de Peter se complique encore lorsque surgit un nouvel
ennemi : le redoutable Dr Otto Octavius. Cerné par les
choix et les épreuves qui engagent aussi bien sa vie
intime que l'avenir du monde, Peter doit affronter son destin
et faire appel à tous ses pouvoirs afin de se battre
sur tous les fronts.
Complet, mais aseptisé !
Allié aux très bonnes prestations de Tobey Maguire
et de Kristen Dunst, le film est transcendé par ses personnages
secondaires, qui donnent un relief incomparable à cette
production à gros budget. Le spectateur est tour à
tour baladé entre les buildings new-yorkais en suivant
Spider-man et ému par les "séquences tendresse"
entre nos deux têtes d’affiche. Le bémol
restant dans un montage trop studieux et normaliste.
De ce fait, inutile de chercher les défauts, tout est
trop bien enchaîné et cela nuit au film, car il
en devient cousu de soie blanche… Aucun revirement de
situation, aucune séquence ne secoue ni surprend le pauvre
spectateur, qui s’attend déjà à la
fin dès la 15e minute de projection.
Après deux heures de film, les sentiments se partagent
et se mêlent : du grand spectacle mais très peu
de plaisir, des clins d’œil mais pas de sourire,
une histoire mais pas de suspens… Et pour couronner le
tout, une fin classique annonçant le troisième
volet vient gâcher le peu de plaisir volé !
En bref, gardez-vous d’enrichir la Sony Corporation qui
a rentabilisé son investissement une vingtaine de fois
rien qu’avec les entrées d’outre-Atlantique.
Réservez vos petits deniers pour des films qui en valent
la peine !