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LE TANGO DES RASHEVSKI

Un film français de Sam Garbarski
Avec Ludmila Mikaël
Michel Jonasz
Hippolyte Girardot
et Daniel Mesguich

Rezo Films - 2003 - 1h40
LE PREMIER TANGO DE GABARSKI
S’il n’est pas sans défauts mineurs, Le tango des Rashevsli est un premier film drôle, tendre et attachant. De ces films qui rendent meilleur


Savez-vous danser le tango ? Moi non, mais je le regrette un peu après avoir vu le film de Sam Gabarski. Je le regrette car, dans l’histoire attachante qu’il nous conte, celle de la famille Rashevski, cette danse tient un rôle important. Il est en effet de tradition familiale ancestrale de craquer pour cette danse "exotique". C’est même un remède souverain contre les petits (ou grands) malheurs de la vie. Ce détail parmi cent autres pour dire que le premier film de ce réalisateur qui vient de la publicité est riche de chaleur, d’humanité et de poésie.

Entre deux deuils, la mort de Rosa, la grand-mère emblématique de cette famille juive, et celle du vieil oncle Dolfo, la famille Rashevski nous offre une succession de situations touchantes et drôles : les mariages mixtes, les arrangements avec la religion et les traditions, les difficultés pour Antoine (Hippolyte Girardot), un "goy", de séduire Nina qui s’est mise en tête de retrouver ses racines… Autant de saynètes qui font du Tango des Rashevski une agréable juxtaposition de tranche de vie.

Retard à l’allumage


D’autant plus agréable que les acteurs, Ludmila Mickaël, Daniel Mesguisch et Michel Jonasz en tête, incarnent intensément ces hommes et femmes pleins d’amour, d’humour, de contradiction, bref, d’humanité. Finalement, le seul défaut de ce film est dans son rythme. Difficulté à démarrer, d’abord. Trente minutes pour mettre en place l’histoire, les personnages et donner à comprendre au spectateur "qui est qui", c’est un peu long et, avant que les choses ne s’éclairent d’elles-mêmes, on est proche du découragement. Baisse d’intensité passagères ensuite, avec quelques situations qui durent un peu plus que nécessaire.

Pêchers véniels cependant. Le tango des Rashevski, s’il n’est pas endiablé, est langoureux, drôle et émouvant. Pas si mal pour une danse de salon.


Joël Fompérie
© Jowebzine.com - Septembre 2003
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