DEMARRAGE
DIFFICILE
Un éternel combat entre le bien et le mal, les gentils
et les méchants au travers d’une célèbre
compétition automobile, les 24 heures du Mans.
Michel Vaillant est un pilote automobile virtuose, champion
incontesté dans les rallyes et sur les circuits du
monde entier. Ses succès et ceux de son équipe,
l'Ecurie Vaillante, provoquent autant l'admiration que la
jalousie de ceux qui se mesurent à eux... Ruth Wong
est le manager de l'équipe Leader. Elle sait jouer
de son caractère et de ses charmes, et n'a de cesse
de venger la mémoire de son père, le fameux
Leader. Prête à tout pour gagner, elle va déployer
des trésors d'imagination pour détruire les
Vaillant.
Michel, concentré, est au volant de sa Vaillante bleue
n° 10. À ses côtés : Steve Warson,
son ami, fabuleux pilote américain, dans la Vaillante
n° 8. Ils sont sur la grille de départ des 24 Heures
du Mans. Juste devant eux, deux voitures rouges monstrueusement
agressives, deux pilotes Leader, Bob Cramer et Dan Hawkins...
Décevant, limite énervant !
Bien qu’il soit tiré de la célèbre
bande dessinée de Jean Graton, Michel Vaillant a hérité
au cinéma d’un scénario digne des trois
premières vignettes d’un album. Le manichéisme
affiché reste néanmoins un fil conducteur respecté
de bout en bout, mais tout le reste est soigneusement cousu
de fil blanc.
De même, les interprétations sont d’un
classicisme époustouflant, servant bien mal le piètre
scénario qui présente les personnages de manière
très simpliste : les gentils sont très très
gentils et les méchants sont très très
méchants… Quelle originalité, n’est-ce
pas ?
La note relevant le film au rang juste au dessus du navet
(!) est attribuée au rythme imposé. En effet,
le tournage ne reproduit pas celui d’une course automobile,
mais donne vraiment l’impression au spectateur d’être
partie intégrante de la compétition.
La production, à des fins de réalisme, a fait
qualifier une écurie à une véritable
édition des 24 heures du Mans, ce qui donne des plans
magnifiques, que les passionnés de voitures de course
auront la joie d’apprécier.
En résumé, Michel Vaillant ne peut être
considéré comme un navet (NDLR : films uniquement
chroniqués par Dinesh Singh), mais ne mérite
aucun laurier, malgré la présence au générique
de Michel Julienne, digne héritier de son papa Rémi.
Ne perdez pas votre temps, mais une fois en DVD, vous pourrez
mettre à rude épreuve votre home cinéma,
cela sera sa seule utilité.
Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Novembre 2003
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