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     CiNéMa
 
MICHEL VAILLANT

Un film français
de Louis-Pascal Couvelaire
Avec Sagamore Stevenin
Peter Youngblood Hills
et Diane Kruger

Europa Corp Distribution - 2003 - 1h44

DEMARRAGE DIFFICILE
Un éternel combat entre le bien et le mal, les gentils et les méchants au travers d’une célèbre compétition automobile, les 24 heures du Mans.


Michel Vaillant est un pilote automobile virtuose, champion incontesté dans les rallyes et sur les circuits du monde entier. Ses succès et ceux de son équipe, l'Ecurie Vaillante, provoquent autant l'admiration que la jalousie de ceux qui se mesurent à eux... Ruth Wong est le manager de l'équipe Leader. Elle sait jouer de son caractère et de ses charmes, et n'a de cesse de venger la mémoire de son père, le fameux Leader. Prête à tout pour gagner, elle va déployer des trésors d'imagination pour détruire les Vaillant.

Michel, concentré, est au volant de sa Vaillante bleue n° 10. À ses côtés : Steve Warson, son ami, fabuleux pilote américain, dans la Vaillante n° 8. Ils sont sur la grille de départ des 24 Heures du Mans. Juste devant eux, deux voitures rouges monstrueusement agressives, deux pilotes Leader, Bob Cramer et Dan Hawkins...

Décevant, limite énervant !

Bien qu’il soit tiré de la célèbre bande dessinée de Jean Graton, Michel Vaillant a hérité au cinéma d’un scénario digne des trois premières vignettes d’un album. Le manichéisme affiché reste néanmoins un fil conducteur respecté de bout en bout, mais tout le reste est soigneusement cousu de fil blanc.

De même, les interprétations sont d’un classicisme époustouflant, servant bien mal le piètre scénario qui présente les personnages de manière très simpliste : les gentils sont très très gentils et les méchants sont très très méchants… Quelle originalité, n’est-ce pas ?

La note relevant le film au rang juste au dessus du navet (!) est attribuée au rythme imposé. En effet, le tournage ne reproduit pas celui d’une course automobile, mais donne vraiment l’impression au spectateur d’être partie intégrante de la compétition.
La production, à des fins de réalisme, a fait qualifier une écurie à une véritable édition des 24 heures du Mans, ce qui donne des plans magnifiques, que les passionnés de voitures de course auront la joie d’apprécier.

En résumé, Michel Vaillant ne peut être considéré comme un navet (NDLR : films uniquement chroniqués par Dinesh Singh), mais ne mérite aucun laurier, malgré la présence au générique de Michel Julienne, digne héritier de son papa Rémi.

Ne perdez pas votre temps, mais une fois en DVD, vous pourrez mettre à rude épreuve votre home cinéma, cela sera sa seule utilité.


Dinesh Singh
© Jowebzine.com - Novembre 2003

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