Un film français de Philippe Harel
Avec Benoît Poelvoorde
José Garcia
et Daniel Ceccaldi
Bac - 2001 - 1h59
Ghislain
Lambert a un petit vélo dans la tête.
Besogneux pédaleur de critériums amateurs, fils
de paysans un peu obtus, il grimpe à la force du mollet
la hiérarchie cycliste. Repéré par un sombre
directeur sportif, il intègre une équipe semi-professionnelle.
Et plonge dans le côté obscur du cyclisme : dopage,
hiérarchie pesante du peloton qui loblige à
se dévouer pour son leader, petites magouilles en tout
genre
Ghislain Lambert, cest Benoît Poelvoorde dans un
numéro moins fantasque quà lhabitude.
Avec sa casquette à petite visière des années
70, son maillot moulant et son bronzage de cycliste, il est
bien loin du tueur délirant et cynique de Cest
arrivé près de chez vous. Ici, pas de numéro
dacteur. Même son accent belge sestompe.
Mais il ne sagit pas dune comédie légère.
Ghislain souffre de ne pas être reconnu, et le spectateur
vit avec lui cette descente aux enfers cyclistes. Le pathétique
lemporte sur le burlesque. Pour autant, Le vélo
de Ghislain Lambert est un film plaisant. Des courses filmées
avec entrain, une peinture amusante des années 70 et
quelques scènes hilarantes, comme lorsque Ghislain se
fait injecter une dose de produit dopant prévue pour
deux personnes