Un film français de Rémi Bezançon
Avec Vincent Elbaz
Marion Cotillard
Gilles Lellouche
Elsa Kikoïne
et Didier Bezace
TFM Distribution - 2005 - 1h43
Un
film de plus sûr la crise sentimentale et existentielle
du bobo sympa. On rit de bon cœur, même si les situations
du film semblent avoir été déjà
vues cent fois…
Rarement on aura eu l'occasion de voir en salle un film aussi
en phase avec l'actualité brûlante du "monde
réel" qui l'entoure. Il n'est en effet question,
dans Ma vie en l'air, que de pannes et d'accidents d'avions,
de crash, de morts et de blessés… et de la peur
panique de mettre un pied à bord du moindre engin volant.
Seul problème : notre aérophobe héros trentenaire
(Vincent Elbaz) travaille dans l'aviation civile et sa petite
amie (Elsa Kikoïne) part s'installer un an en Australie.
Mais il préfère la quitter plutôt que de
la rejoindre, mais il ne parviens pas à l'oublier, mais
il rencontre pourtant la belle Alice (Marion Cotillard), mais…
etc.
Vous l'aurez compris, c'est sur le terrain de la comédie
sentimentale générationnelle que Rémi Bezançon
(scénariste et réalisateur) a choisi d'en découdre.
Et pour un premier film, le moins que l'on puisse dire est qu'il
aurait dû mieux choisir son champ de manœuvres. En
effet, outre le fait que le territoire soit pour le moins encombré
(plus d'une centaine de films sur le sujet ces cinq dernières
années - dont une bonne moitié de films français),
Rémi Bezançon s'y heurte de front à des
poids lourds tels que Cédric Klapisch et ses récentes
Poupées
Russes. Et au petit jeu des comparaisons, inutile de vous
dire qu'il ne lui arrive pas à la cheville.
On est donc un peu attristé de la mollesse générale
de Ma vie en l'air qui, sans réellement démériter
(il y a même quelques savoureux morceaux de bravoure),
ne fait que ressasser des situations et des personnages vus
et revus. Au point que l'on en vient, presque malgré
soit, à anticiper sur les réactions de l'un ou
l'autre des protagonistes stéréotypés…